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Au début des années 70, le voyage commença à bord d’un couffin en osier, balloté de loge en loge, je trônais sur un coin de table de maquillage. Puis, le couffin passa sous cette même table, une sorte d’abri. Dans ces grands Théâtres, les loges sont assez éloignées des plateaux, je pouvais brailler à mon aise. 
Plus tard, les soirs de première et de nombreuses fois suivantes, je gagnais ma place dans la salle, souvent aux côtés de ma grand-mère, ma mère préférait rester dans les loges. Assise là, je gesticulais un peu, ce n’était pas grave, j’étais fière, mon père était sur scène. Entre les murs de l'enfance, j'étais un grand metteur en scène... 

Puis cette vie s'est mise à changer. Je voulais faire du théâtre, jouer, et surtout mettre en scène, particulièrement "Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach". Une idée fixe. A tout juste 18 ans, j'ai réussi l'épreuve écrite de l'Ecole de la rue Blanche (ENSATT) puis "ils m'ont dit que j'étais trop jeune", il fallait revenir plus tard... je n'ai pas bien compris. Cela a tout gâché. 

Le renoncement est le pire des regrets. Erreur d'aiguillage.  

Après des études de Lettres modernes à la Sorbonne (parce qu'il n'y a avait plus de place en Histoire de l'Art à Jussieu ;-( ), je ne me suis pas éloignée du spectacle : agent artistique (Musilyre), assistante de production (Théâtre du Châtelet), journaliste culture (Spectaculaire) et autres expériences pour rejoindre ensuite l'audiovisuel : la chaîne SPECTACLE (canal+) puis COMEDIE! en tant que Directrice de la Promotion... 
Les spectacles s'enchaînaient, au plus fort de ma forme : six par semaines, parfois jusqu'à huit. 

Puis, mes enfants sont nés - pause. 
Aujourd'hui, entre autres activités artistiques et professionnelles, Ce qui est remarquable me permet de m'échapper, un temps, et de ne pas perdre le lien, ni le rythme avec ce qui est essentiel...