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Au début des années 70, le voyage commença à bord d’un couffin en osier, balloté de loge en loge, je trônais sur un coin de la table de maquillage. Puis, quand mes facultés psychomotrices s'éveillèrent, le couffin passa sous cette même table, une sorte d’abri. Dans ces grands Théâtres, les loges sont heureusement toujours assez éloignées des plateaux, je pouvais m'exprimer à mon aise. 
Plus tard, les soirs de première et de nombreuses fois suivantes, je gagnais ma place dans la salle, souvent aux côtés de ma grand-mère, ma mère préférait rester dans les loges. Assise là, je gesticulais un peu, ce n’était pas grave, j’étais fière, mon père était sur scène. 
Les années se sont égrenées, entre les murs de ma chambre d'enfant, j'étais un grand metteur en scène... J'allais au spectacle régulièrement, c'était ma vie. 

Et cette vie a changé. Je voulais faire du théâtre, jouer, mais aussi mettre en scène, plus particulièrement "Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach". Mais, il y a eu une erreur d'aiguillage, l'histoire a décidé autre chose...  

Après des études de Lettres modernes à la Sorbonne (parce qu'il n'y a avait plus de place en Histoire de l'Art à Jussieu ;-( ), je ne me suis pas éloignée du spectacle : agent artistique (Musilyre), assistante de production (Théâtre du Châtelet), journaliste culture (Spectaculaire) et autres expériences pour rejoindre ensuite l'audiovisuel : la chaîne SPECTACLE (canal+) puis COMEDIE! en tant que Directrice de la Promotion... 
Les spectacles s'enchaînaient, au plus fort de ma forme : six par semaines, parfois jusqu'à huit. La saveur du propos m’échappait parfois, je réfléchissais trop, je ne me laissais plus aller. Je jaugeais le bon du mauvais, non plus instinctivement mais par calcul. J’avais un peu perdu ma foi... 

Puis, mes enfants sont arrivés : pause. Tout naturellement, fidèle à ma fonction de parent, je leur ai fait découvrir ce que j’aime par dessus tout : la scène et les arts. Avec eux, j'ai retrouvé une nouvelle écoute, un nouveau regard, un nouvel émerveillement. Ils m’ont libéré. Mes yeux, mes oreilles, tout mes sens sont à nouveau en alerte. Tout semble neuf. 
Et, cette sensation ne s’arrête pas aux murs des salles de spectacle, elle s’étend au monde entier.