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  • « La Ménagerie de verre » au Poche-Montparnasse

    la ménagerie de verre,Cristiana REALI,Ophelia KOLB,Charles TEMPLON,Félix BEAUPÉRIN,Jean-Michel ADAM, Romain LALIRE, Vadim SHER,François LOISEAU,Alma de VILLALOBOS,Pauline DEVINAT,Julie MAHIEU et Anaïs SOUQUET,Marcel RONDELEZ,charlotte rondelez,ISABELLE FAMCHON,tennessee williams,poche-montparnasseL’auteur américain Thomas Lanier Williams, dit Tennessee Willliams, n’a pas eu une enfance facile. L’un des plus grands dramaturges du 20ème siècle a certainement puisé son inspiration dans cette famille malheureuse et chaotique.

    Saint-Louis. Au sud des Etats-Unis, un père alcoolique, absent la plupart du temps, une mère désabusée, et, une sœur fragile, perturbée, sont les personnages principaux de La Ménagerie de verre, une des premières pièces de Tennessee Williams écrite en 1944. Une résonance douloureusement autobiographique.

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  • Génial ! L’« Etat de siège » d’Albert Camus au Théâtre de Poche-Montparnasse

    albert camus,état de siège,simon-pierre boireau,claire boyé,victoria,benjamin broux,céline espérin,adrien jolivet,antoine seguin,juliette prillard,théâtre marigny,jacques puisais,vincent léger,charlotte rondelez,poche-montparnasseAu lendemain de la Seconde Guerre Mondiale en 1948, Albert Camus propose un nouvel écrit L'Etat de siège dont le caractère, universel et intemporel, raisonne encore. Il s’agit du déroulé schématique et froid qui précède, établi, entretient et finalement laisse s’écrouler -pour mieux renaître ailleurs- les rouages de la dictature. En référence à Pétain ou Franco, Camus dénonce le fléau du nazisme (entre autres) et l’installe dans une logique implacable.

    Nous entrons dans un monde où «rien ne bouge», «tout va bien» en apparence, jusqu’au jour où La Peur vient bouleverser ce trompe-l’oeil moral et sociétal. La confusion est un terrain propice pour y faire naître ses valeurs : l’asservissement, l’obscurantisme et surtout la manipulation de l’opinion et des esprits mènent enfin à la résignation ; tout puissant Le Mal règne. 

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    L’Etat de siège fut créé en 1948 au Théâtre Marigny selon une mise en scène de Jean-Louis Barrault, sur une musique d’Arthur Honegger, des décors et costumes de Balthus, et, avec une distribution toute aussi ahurissante : Jean-Louis Barrault, Madeleine Renaud, Maria Casarès, Jean Desailly, Simone Valère, Pierre Brasseur, Pierre Bertin ... 

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    Au Théâtre Marigny, la pièce s’était installée pour trois heures, vingt-cinq comédiens dans des décors magistraux ; sur la scène du Poche-Montparnasse, six comédiens tiennent Etat de siège en moins d’une heure trente dans des décors de «poche».

    Il m’est hélas impossible de comparer les deux versions, celle de 1948 et celle d'aujourd'hui, mais il est aisé de constater que les procédés artistiques mis en place pour cette adaptation, avec les décors de Vincent Léger, les marionnettes de Juliette Prillard et la lumière de Jacques Puisais, s’accordent aux mouvements sénographiques et aux choix musicaux avec une rare efficacité. A tambours battants, les comédiens se jettent sur scène avec passion. L’esprit de troupe rafraîchissant gomme quelques inégalités de jeu, notamment lorsque le jeune Adrien Jolivet lance quelques tirades dos au public (?), mais Antoine Seguin (dans les pas de Pierre Brasseur) mène avec force la joyeuse équipe, et, les comédiens et comédiennes servent brillamment le texte en se partageant énergiquement et adroitement les rôles.

    Le sujet est grave, impitoyablement contemporain, et pourtant le génie infini de Camus le fait user de toutes les techniques théâtrales possibles, de la farce au mélodrame, rien ne lui échappe. C’est ainsi que le Théâtre retrouve sa fonction première, souvent oubliée dans nos salles : « la distraction », le divertissement, et cela la metteur en scène Charlotte Rondelez l’a très bien compris pour cette version au Poche-Montparnasse. Cette adaptation est bourrée d’inventions, tout en perspective, le décor proposé est ingénieux et offre un territoire d’expression transformable. Le ton, radicalement burlesque et savoureusement déjanté, permet de ratisser un large registre d’émotions. La bienveillance et la cruauté se côtoient au plus près de notre Humanité ; avec cette pièce, Albert Camus nous rappelle, à nouveau, et, à quel point, il demeure le plus grand des auteurs.

    Etat de siège est un divertissement intelligent et un instant délicieux à partager. Je préconise de s’inspirer de son propos, tant il respire la créativité, afin de nous rappeler, si justement, qu'il ne faut jamais abandonner la lutte ! Résistez.

    Laurence Caron-Spokojny

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  • TILT ! au Poche-Montparnasse : Bruno Solo et Sébastien Thiéry sont remarquables !

    Bruno Solo,Antony Cochin,tilt,poche-montparnasse,Sébastien Thiéry,Jean-Louis BenoîtLes mots se déplacent, ils vont et viennent, ils claquent les portes, ils se murmurent ou bien ils se crient, et même si les mots ont plusieurs vies et ont la faculté de fendre l’espace, ils restent une affaire d’hommes. Sans les hommes pour les écrire et pour les dire, les mots ne seraient rien.

    Sur les planches du Poche-Montparnasse Bruno Solo et Sébastien Thiéry sont les serviteurs efficaces et zélés de ces mots ; ces mots sont nés de la plume exercée de Sébastien Thiéry et ils sont mis en scène, au cordeau, par Jean-Louis Benoît. La performance d’Antony Cochin est aussi à remarquer, le comédien propose quelques virgules burlesques déjà inscrites sous l’enseigne clignotante « culte ». Lire la suite de l'article

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  • TILT ! au Poche-Montparnasse : « Laisse aller, c’est une valse… »

    Les mots se déplacent, ils vont et viennent, ils claquent les portes, ils se murmurent ou bien ils se crient, et même si les mots ont plusieurs vies et ont la faculté de fendre l’espace, ils restent une affaire d’hommes. Sans les hommes pour les écrire et pour les dire, les mots ne seraient rien.

    Sur les planches du Poche-Montparnasse Bruno Solo et Sébastien Thiéry sont les serviteurs efficaces et zélés de ces mots ; ces mots sont nés de la plume exercée de Sébastien Thiéry et ils sont mis en scène, au cordeau, par Jean-Louis Benoît. La performance d’Antony Cochin est aussi à remarquer, le comédien propose quelques virgules burlesques déjà inscrites sous l’enseigne clignotante « culte ».

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    (c) Brigitte Enguerand

    Le boulevard du Montparnasse et sa vie trépidante sont laissés loin derrière les portes fermées du Poche-Montparnasse. Ici, les dialogues sont vifs et passionnants, ils sont issus de "Sans Ascenseur" et "Dieu Habite Dusseldorf », ils se débrident entre tranches de vie, psychothérapie de bas étage, solitude angoissante, monstruosité, tendresse glauque et scènes absurdes. L’univers de Sébastien Thiéry est à la fois drôle et désolant. Et, c’est avec beaucoup d’humanité que les deux excellents comédiens, Bruno Solo, juste et délicat, et Sébastien Thiéry, intense, conduisent ces bêtes humaines. 

    Voilà, rester attentif et renoncer à chercher le sens du propos, l’essentiel est le rire et l’émotion, peu importe le moyen utilisé pour y parvenir. La surprise est inévitable, comme une brusque panne d’électricité, une impression de rester sur sa faim, entre interrogation et soif d’en savoir plus. C’est étrange, il semblait qu’il n’y avait pourtant pas grand chose à apprendre de ces deux bonhommes...

    Bon, enfin moi j’dis ça, mais j’dis rien, juste : allez-y, c’est SUPER BIEN ! 

    Laurence Caron-Spokojny

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