« Croire aux fauves », paru chez Gallimard en 2019, est un véritable succès littéraire qui a depuis connu plusieurs réimpressions. L’histoire commence en août 2015, quelque part sur la pente d’une montagne du Kamtchatka, aux confins de la Sibérie, Nastassja Martin réalise un étude auprès des Évènes, c’est la première expérience « terrain » de la jeune anthropologique. Sur ce territoire, les Évènes vivent de la chasse et de la pêche, dans la forêt à 600 kilomètres du premier village. Attaquée par un ours, Nastassja Martin se retrouve défigurée mais vivante, il s’ensuit pour elle un parcours infiniment douloureux d’hospitalisations en Russie puis à Paris. Les Évènes lui ont dit : "Maintenant, tu es miedka", mi-femme, mi-ours »… Nastassja Martin raconte cette rencontre extrêmement violente, et à fois étonnement constructrice, avec l’ours, sous le prisme de la vision animiste du monde.
la scala
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"Croire aux fauves" à la Scala, jusqu'au 13 avril
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"Le professeur" à La Scala
Octobre 2020. Cinq ans après l’assassinat de douze personnes, dont huit membres de la rédaction de Charlie Hebdo par les frères Kouachi, le professeur d’Histoire et de Géographie Samuel Paty donne un cours d'Enseignement Moral et Civique sur la liberté d’expression en l’illustrant par la parution de deux caricatures de Mahomet parues dans le journal satirique. Les caricatures présentées lors du cours sont des documents issus de la plateforme eduscol qui propose des parcours pédagogiques scénarisés en ligne aux élèves. Intelligent et délicat, le professeur invite les élèves sensibles à sortir de la classe, ou à détourner les yeux, si la présentation des caricatures heurte leur sensibilité.Dix jours plus tard, le 16 octobre 2020, à la sortie de son collège d'Eragny-sur-Oise, Samuel Paty est décapité par un islamiste radical âgé de 18 ans.
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"An Irish story" à La Scala jusqu’au 5 octobre
Ne croyez pas ce que l’on vous dit, Kelly Rivière n’est pas « seule-en-scène » dans An Irish story, elle incarne plus d’une vingtaine de personnages et c’est absolument remarquable ! De son mystérieux grand-père qui a pris un jour la clef des champs et qu’elle n’a donc jamais rencontré, Kelly Rivière - dit Ruisseau pour l'occasion- en fait toute une histoire, un drame familial qu’elle dépatouille avec agilité et malice.
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"Flowers" à la Scala Paris jusqu'au 29 juin
Qu’il s’agisse de spectacle vivant, du théâtre au ballet, des arts plastiques ou même d’une série Netflix, la sinistrose de notre époque inspire les auteurs, comme si la contemporanéité devait absolument se justifier par une intention dramatique. Échappé de ce côté obscur, le jeune chorégraphe Edouard Hue est tout le contraire avec sa nouvelle création « Flowers » proposée par La Scala Paris jusqu’au 29 juin : une sorte d’éveil de la nature, un « Sacre du printemps » sans sacrifice, et la confirmation d’un talent qui n’a de cesse de s’épanouir. Après "Shiver" et "All I Need" en 2023, puis “Dive” en 2024, la fidélité qui lie Edouard Hue et La Scala a fait naitre un rendez-vous dont on ne peut plus se passer. Dans «Flowers», toute cette joie exprimée sur scène est troublante, à croire que nous en avons vraiment perdu l’habitude ces derniers temps.
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"Les parallèles" à la Scala
Ce soir-là, ils se préparent à franchir la porte d’entrée d’une soirée entre amis, ils ont pour unique point commun leurs solitudes. On imagine que l’action se passe dans une ville comme Paris, là où il est si difficile de nouer des relations entre les êtres. Et puis, on imagine aussi les protagonistes assouvis à un rythme de vie « métro-boulot », pendant lequel il est si difficile de laisser la place à l’imagination. Ces contraintes de temps, d’espace, ces obligations sociales, ces dictats en manque de sens empêchent la sincérité de s’exprimer. Et pourtant… L’auteur et metteur en scène Alexandre Oppecini invente la rencontre, l’histoire d’une improbabilité amoureuse. -
"Le mage du Kremlin" à La Scala Paris, jusqu'au 3 novembre
Ouvert sur toute sa surface, le large plateau de La Scala est nimbé d’une lumière blanche, glaciale, semblable aux spots qui éclairent les visages dans les salles d’interrogatoires. Acteurs et public sont soumis aux reflets des miroirs juxtaposés auxquels rien ne laissent échapper. Le KGB veille toujours...
« Le mage du Kremlin » est un récit de Giuliano Da Empoli (collection Blanche, Gallimard / Grand prix du roman de l’Académie française et finale du prix Goncourt) adapté et mis en scène par, le compositeur et metteur en scène français, Roland Auzet. Sur un rythme vif, le ton est sarcastique et grinçant, les formules sont enlevées et modernes, l’analyse semble d’une véracité froide et brulante à la fois, terriblement juste. Un pays aux allures d’un continent, dont les mystérieux contours n’ont de cesse de s’étendre, cette Russie est définitivement une terre de passions pour laquelle les grands auteurs de la littérature, Tolstoï, Soljenitsyne, Nabokov, Dostoïevski, Pouchkine ou Gogol ont défini un genre romanesque unique et inégalé.
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PUNK.E.S à La Scala jusqu'au 6 avril
En chairs et en os ! The Slits (« les fentes »), l‘un des premiers groupes de punk rock féminin britannique, fait battre le cœur de la capitale, il suffit de s’échapper du métro Strasbourg-Saint-Denis pour s’engouffrer dans La Scala. Accrochez-vous, ça déménage !
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Helena Noguerra est Frida Kahlo à La Scala, les lundis à 21h
Passionnée de littérature, l’intrépide et malicieuse, comédienne et chanteuse, Helena Noguerra lit les mots de Frida Kahlo, des mots choisis par l’écrivaine Françoise Hamel dans son adaptation « Frida Kahlo, je me peins parce que je suis seule ». Ce sont surtout des lettres d’amour, elles dévoilent un portrait attendrissant de l’artiste mexicaine, parfois un peu acide, souvent drôle, coloré comme sa peinture, sur la scène de la Piccola Scala - les lundis à 21h. -
« Dive », Edouard Hue à La Scala jusqu’au 27 janvier
Au centre de Paris, à La Scala -désormais nouveau repère de la danse contemporaine (entre autres découvertes artistiques)- le jeune chorégraphe Edouard Hue présente son tout nouvel opus "Dive". "Shiver" et "All I Need", ces dernières pièces vues déjà entre ces mêmes murs en janvier 2023, ont été une merveilleuse révélation. Il est toujours difficile d’enchainer les succès, le public est exigent, plus une création est réussie plus l’attente pour la suivante est forte, cet adage ne semble pas perturber Edouard Hue, une nouvelle très belle page de danse s'ouvre...
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"Le grand sot" de Marion Motin, à la Scala jusqu'au 16 décembre
Soir de première, la salle est comble, le public semble déjà enthousiaste. Le plateau dépouillé de ses artifices n'a jamais paru aussi grand. Alexis Sequera, comédien-danseur, accueille le public, il apostrophe gentiment les spectateurs, un brin cynique, parfois insolent, ses interventions déboussolent un peu, tous sont venus voir de la danse et pas autre chose, le public français a des codes bien établis. Notre hôte monte sur une chaise très haute, une structure tubulaire de piscine, pour annoncer le thème du show: « une compétition de natation ». Soit. En matière de danse, on en a vu d’autres, on s’attend à tout et si possible à encore plus. La musique de Ravel et son Boléro (culte) entame ses premières notes, difficile de ne pas frémir, le choix est drôlement gonflé ! Et pourtant, les froncements de sourcils s’effacent, le rire et l’étonnement emportent la partie, c’est une réussite.
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« Gisèle Halimi, une farouche liberté » à La Piccola Scala, jusqu'au 6 avril
Le 28 juillet 2020, au lendemain de son 93e anniversaire, l’avocate Gisèle Halimi quitte une vie exemplaire nourrie de révoltes et d’engagements. Peu de temps avant sa disparition, Annick Cojean, grand reporter au Monde, a recueilli ses propos dans un livre qui paraît cette même année « Gisèle Halimi, une farouche liberté » chez Grasset. Adaptés et portés sur la scène de la Piccola Scala, ces entretiens révèlent la vie et les combats d’une femme hors du commun, une femme qui a changé le monde.
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Bérénice à La Scala : prolongé jusqu'au 19 février !
Rome. Portés par un puissant amour, Titus et Bérénice sont à l’aube de leur mariage. Mais, la mort du père de Titus, Vespasien, vient contrarier ce projet. Contraint par son devoir de nouvel empereur face au peuple de Rome, Titus va devoir sacrifier son destin amoureux.
Muriel Mayette-Holtz a déjà mis en scène Bérénice à la Comédie-Française en 2011, pour cette fois, à La Scala, la directrice du Théâtre de Nice* orchestre le chef d'oeuvre de Racine avec Carole Bouquet dans le rôle-titre, entourée par Frédéric de Goldfiem (Titus), Jacky Ido (Antiochus), Augustin Bouchacourt et Eve Pereur.
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Bérénice à La Scala : prolongé jusqu'au 19 février !
Rome. Portés par un puissant amour, Titus et Bérénice sont à l’aube de leur mariage. Mais, la mort du père de Titus, Vespasien, vient contrarier ce projet. Contraint par son devoir de nouvel empereur face au peuple de Rome, Titus va devoir sacrifier son destin amoureux.
Muriel Mayette-Holtz a déjà mis en scène Bérénice à la Comédie-Française en 2011, pour cette fois, à La Scala, la directrice du Théâtre de Nice* orchestre le chef d'oeuvre de Racine avec Carole Bouquet dans le rôle-titre, entourée par Frédéric de Goldfiem (Titus), Jacky Ido (Antiochus), Augustin Bouchacourt et Eve Pereur.
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"En attendant Godot" à La Scala jusqu'au 8 avril
En 1996, c'est une claque ! Pierre Arditi est Vladimir, Marcel Maréchal est Estragon, Robert Hirsch est Pozzo, Jean-Michel Dupuis est Lucky, tous réunis sous la houlette de Patrice Kerbrat au Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées. Samuel Beckett a bondi d’entre les pages de mes lectures, plus vivant que jamais, la mise en scène et les interprétations données par chacun des comédiens restent figées dans ma mémoire pour cette production, impossible à dépasser... Cependant, depuis la semaine dernière sur le bord du boulevard de Strasbourg, la Scala affiche En attendant Godot. Beckett reste irrésistible, et puis une mise en scène d’Alain Françon, une des vedettes du théâtre français, ne peut qu’éveiller l’interêt. En attendant Godot à La Scala - créé en juin dernier aux Nuits de Fourvière - promet d’être un événement.
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Beaver Dam Company – Edouard Hue, à la Scala jusqu'au 28 janvier
Comme deux feuilles soulevées par le vent, deux corps se dispersent d’une façon qui semble aléatoire, puis fusionnent, pour s’éloigner à nouveau et encore s’entrechoquer, se rassembler. Les dos se courbent comme les boucles d’une écriture tracée à la plume, les pieds se rentrent pour protéger l’intime et les mains se cassent pour mieux attraper l’autre, les épaules et les genoux se déboitent, les cages thoraciques se font tambours… "Shiver" est un frisson, le titre est d’une grande justesse pour décrire ce pas de deux amoureux aux abandons poétiques et au romantisme absolu, impossible de ne pas penser aux envolées lyriques du chef de file Angelin Preljocaj… Sauf que chez Edouard Hue le néo-classicisme est éloigné, ici tout est résolument contemporain. Et d’ailleurs, ce moment de danse proposé par La Scala donne envie de revendiquer haut et fort : enfin du neuf ! -
"Respire" à La Piccola Scala, jusqu’au 8 octobre 2022
Dans un couloir d’hôpital, une mère attend, une nuit durant. Elle espère, désespère, espère de nouveau que son enfant née quelques heures auparavant parviendra à respirer seule. Derrière la vitre qui les sépare, la mère parle à sa fille, pour tenter comme elle peut de l’attirer vers le monde des vivants. Une nuit durant, dans un couloir d’hôpital, une mère attend et vacille entre la rage et la supplique, en animal doutant de ses forces.
Respire Sophie Maurer (éditions Koinè, 2020).Lien permanent Catégories : EN FAMILLE, LETTRES, ONDES & IMAGES, SCENES 0 commentaire Tweet Imprimer -
« 1h22 avant la fin » à la Scala
Dans la création artistique qu’il s’agisse de théâtre ou de cinéma c’est quand même plus sympa d’être à deux ! Impossible de ne pas penser au duo lumineux et culte formé par Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. Le « tandem Jabac » selon l'expression inventée par Alain Resnais a créé notamment de formidables passerelles du théâtre au cinéma, comme pour Cuisine et Dépendances au Théâtre Montparnasse (1992), un triomphe qui a été projeté deux ans plus tard au cinéma, ou un Un air de famille au Théâtre de la Renaissance (1994) qui a suivi la même voie. Comme leurs aînés, presque vingt plus tard, les complices Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte avancent eux aussi en duo. En 2010, ils ont fait un carton plein avec Le Prénom (mise en scène de Bernard Murat) au Théâtre Edouard VII, fait rare à Paris la pièce a été jouée près de 250 fois. Puis, ce succès théâtral a été prolongé dans sa version cinématographique pour être célébré en 2013 par les Césars des meilleur(e)s acteurs-trices pour Valérie Benguigui et Guillaume de Tonquédec. « 1h22 avant la fin » qui se joue actuellement est leur nouvelle création, le texte est de Matthieu Delaporte, Alexandre de La Patellière l'a rejoint pour la mise en scène. Sur le boulevard de Strasbourg, Mélanie et Frédéric Biessy les ont conviés sous le toit de La Scala, un abri éclectique reconnu comme rassembleur de talents. Il est aisé de comprendre à quel point l’attente du public est grande… c’est la rançon du succès. -
"Une Histoire d'amour" à La Scala
La dernière création d’Alexis Michalik «Une histoire d’amour» a vu le jour en janvier 2020 au Théâtre de la Scala, avant de se voir couper les ailes suite à l’injonction du gouvernement conséquente à la crise sanitaire. Obéissante, l’ensemble de la capitale s’est tue, ses habitants et la culture aussi, hormis quelques soubresauts rarement mémorables en d’autres endroits comme les réseaux sociaux. Après ces presque six mois de silence, la plupart des théâtres parisiens ouvrent enfin leurs portes. La fébrilité est de mise, pour les artistes qui se sont torturés pendant tout ce temps, s’interrogeant parfois jusqu’à l’existence même de leur métier, et aussi pour le public qui a découvert qu’un Paris sans salles de spectacles n’a plus beaucoup d’intérêt. -
Jos Houben dans « L’art du rire » à La Scala - prolongation jusqu'au 29 mai 2020
Sur la scène de La Scala, il déboule avec l’allure d’un charmant professeur de faculté, de ceux qui donnent envie de lire tous leurs livres une fois le cours terminé. Grand et fin, d’une élégance un peu gauche, Jos Houben rythme son propos par des confidences, démonstrations burlesques et discours sur la méthode - la méthode pour faire rire. Un sujet choisi comme un prétexte pour parler de l’humain. Fascinant. -
« La Loi des prodiges (ou la Réforme Goutard) » à La Scala
Au commencement, François de Brauer s’est filmé, lui tout seul, dans les chambres des hôtels sillonnés par les tournées, entre deux répétitions ou bien chez lui. Une succession d’inspirations, des petites saynètes improvisées comme d’autres esquissent des instants de la vie quotidienne avec un crayon et du papier, pianotent des mélodies, inventent des poèmes ou fredonnent des chansons. Puis, un personnage a fait son apparition, Rémi Goutard. Un mal aimé, un drôle de gars qui attribue à l’Art toutes les raisons de son mal être. François de Brauer tenait son histoire. Alors, il est entré en scène pour donner vie à une vingtaine de personnages. Pour cette fois, il est à Paris à La Scala. -
« J’ai des doutes » de et avec François Morel à La Scala jusqu'au 5 janvier, et en tournée dans toute la France.
L’humour c’était lui, aux côtés de Desproges et Coluche, avant que les boxes numériques et paraboles ne succèdent aux antennes-râteau. A la radio aussi, le rythme particulier de sa voix était familier. Mon père finissait ses fins de phrases et ma grand-mère disait de lui qu’il était un génie. Plus tard, alors que je l’avais manqué sur scène, j’ai eu la chance de le rencontrer dans les coulisses du Théâtre Trévise. Ces quelques minutes se sont transformées en un souvenir unique, un trésor. Alors, si vous considérez qu’il est assez ordinaire de porter sa voiture en bandoulière ou de rire avec ses muscles fessiers, rendez vous à La Scala. Dans J’ai des doutes, le comédien François Morel rend un hommage formidable à Raymond Devos. -
La vie de Galilée jusqu’au 9 octobre à La Scala
Nous sommes à la fin d’un monde... Pour beaucoup d’entre nous, c’est l’impression que nous avons : les dérives de la mondialisation, le réchauffement climatique, les guerres terroristes, cyber attaques et autres Big Brother are watching us. Un monde s’éteint pour laisser place à un autre, dans le meilleur des cas. Les changements qui s’opèrent sont difficiles à appréhender et souvent violents à vivre. Pour toutes ces raisons la pièce La vie de Galilée de Bertolt Brecht s’inscrit dans notre actualité. L’histoire est un éternel recommencement et l’obscurantisme trouve toujours une manière de s’y infiltrer pour étendre son ombre. Rendez-vous donné à La Scala.
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Petit éloge de la nuit, jusqu'au 30 juin à La Scala - Paris
Celui qui a fait de son prénom un nom a l’air heureux, ses quatre-vingt cinq ans l’ont auréolé d’une tignasse blanche qui lui donne un air de grand sage. Pourtant le grand blond, dès qu’il se déplace, est tel qu’il a toujours été, souple et malicieux. Pierre Richard entre sur la scène de La Scala, comme un cheval de course habitué à franchir des obstacles, il parcourt la vaste estrade de long en large avec l’impatience du boxeur sur le ring qui ne craint pas les coups. Le public trépigne, attend le moindre sautillement de l’acteur pour éclater de rire, pourtant il n’en est rien, l’intention de « Petit éloge de la nuit » est autre… -
"Trissotin ou les femmes savantes" à La Scala jusqu'au 10 mai
Le long du boulevard de Strasbourg, les élucubrations d’Edouard Baer s’affichent au fronton du Théâtre Antoine, l’Archipel joue la carte du one-man show et le Comedia invite Lambert Wilson pour incarner le Misanthrope ; fraîchement ouverte, la nouvelle salle, La Scala, n’a rien à envier à ses voisines. La Scala est loin du café-concert du début du 20ème siècle qui a soutenu les revues menées par Mistinguett ou les pièces de Vaudeville tenues par Raimu ou Pauline Carton. Après des années obscures, passant d’une salle multiplexe dédiée au cinéma porno, puis à un lieu d’un tout autre culte pour finalement rester dans l’abandon, la Scala a été rachetée par les producteurs Mélanie et Frédéric Biess. Il s’offre alors une salle modulable et confortable, pensée et conçue par Philippe Manoury pour le son, et par Richard Peduzzy pour la géographie du lieu, une salle de spectacles à la hauteur de ses concepteurs. On découvre alors une programmation ambitieuse, touche-à-tout des arts, qui commence à fissurer la haute muraille dressée entre le théâtre privé et public pour le plus grand bonheur de la création artistique et de son public !


