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Quatrième Biennale d’art flamenco à Chaillot, jusqu’au 13 février 2020

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Terre d’union entre la mer Méditerranée et l’océan Atlantique, rencontre de l’Orient et de l’Occident, l’Andalousie est la terre d’origine du Flamenco. Ancrée dans cette pure tradition, Fandango! ouvre le bal, une création de David Coria. Aux côtés de David Lagos, interprète absolu du cante d’hier et d’aujourd’hui, David Coria crée sa première chorégraphie, le danseur de 35 ans mène la danse d’une petite troupe terriblement passionnée.  Avec une constante accélération du tempo, le zapateado se déchaîne, les castagnettes s’envolent tandis que la guitare flamenca laisse volontiers la place à Stravinsky ou à la musique électronique sans craindre aucun ombrage.

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La danse de Coria est intense, hommes et femmes partagent l’histoire espagnole marquée par la tragédie de la guerre d’Espagne avec la même ferveur celle d’un peuple fier et soudé. L’équilibre, entre la tradition ancestrale et la contemporanéité d’une danse aux abords abruptes, est adroit. La justesse et la simplicité apparente du mouvement, éminemment terrien, transmet des sentiments d’une terrible sincérité. Quant à David Coria, outre son talent de danseur et de chorégraphe, la présence scénique d’el bailaor révèle un magnétisme formidable.

Cette Quatrième Biennale s’annonce sous le signe de la créativité et de l’authenticité. Après David Coria et David Lagos, la Biennale d’art flamenco de Chaillot va offrir six spectacles : Ana Morales, Eva Yerbabuena, Olga Pericet, Rocío Molina, Tomatito, Andrés Marin et Marie-Agnès Gillot. Une pléiade d’artistes aux tempéraments de feu et aux parcours différents. Ce parti pris de programmation est conçu conjointement avec la Biennale de Séville et fait la promesse de maintenir l’art flamenco dans un art chorégraphique résolument intemporel.

Un voyage à prolonger assidument jusqu’au 13 février.

Laurence Caron

Photo Jean-Louis Duzert

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