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  • Les 30 ans de la Géode = 30 films ! Du 7 avril au 30 juillet

     

    image003.jpgA l’occasion de son 30ème anniversaire, La Géode organise, du 07 avril au 05 juillet, un festival dédié aux documentaires d’exception dans les spectaculaires formats “pellicule 15/70 pour écran géant hémisphérique” et ”3D relief”.

    Pendant trois mois, les spectateurs auront l’occasion unique d’apprécier de trés nombreux films inédits. 

    Le festival présentera également une rétrospective des grands films qui ont marqué l’histoire de La Géode.

    Voyage à l’ère glaciaire, plongées en apnée avec les requins blancs, immersion dans les mondes invisibles, excursions à Madagascar avec les lémuriens… Ces films s’adressent à tous les publics et sont synonymes de découvertes et de sensations fortes.

    Au programme également, pour le plaisir des petits et des plus grands des week-ends thématiques : “spécial Dinosaures” (18/19 avril), “spécial Bestioles” (30/31 mai), “spécial Océans” (6/7 juin)

    Pendant le festival, le public décidera lui-même de la suite de la programmation de La Géode. Les spectateurs sont invités à noter les films afin de décerner “un prix du Public”. Le film primé sera à l’affiche de La Géode dès le mois d’octobre.

     

     LA GÉODE - 26 AVENUE CORENTIN CARIOU. 75019 PARIS - MÉTRO : LIGNE 7 - TRAMWAY : T3B - BUS : 75, 139, 150, 152 - ARRÊTS PORTE DE LA VILLETTE -

    INFORMATIONS ET RÉSERVATIONS 

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  • Maurice Béjart a offert à Jorge Donn et Freddie Mercury l’immortalité…sur scène ! « Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat » par le Béjart Ballet Lausanne, en tournée.

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    Vous nous avez dit : « faites l’amour pas la guerre. » Nous avons fait l’amour, pourquoi l’amour nous fait-il la guerre ? Maurice Béjart.

    La question est posée. Le chorégraphe choisit de lever le voile, voile blanc tel un linceul, jeté sur ce fléau hypocrite, fourbe et impitoyable qui a marqué une trop longue époque (non révolue), dévasté des générations et emporté avec lui, de façon définitive, toute la candeur du miracle de l’amour. Jorge Donn, star de la danse, et, Freddie Mercury, star du rock. Idoles idolâtres dont les carrières sont fauchées en plein vol par la maladie, ils ont 45 ans chacun, seulement. En 1991, Jorge Donn quitte ce monde ; un an plus tard Freddie Mercury déclare être porteur du VIH, il décède le lendemain.

    Dans son chalet, au dessus du lac Leman, Maurice Béjart est frappé par la photo qui orne la pochette de l’album posthume de Freddie Mercury, il s’agit de la même vue du lac qui s’étend face à lui… 
    Le Maître du Ballet contemporain s’abreuve de vidéos, il se délecte autant de la musique (symphonique) de Queen que du jeu de scène (exceptionnel) de Freddie Mercury. Maurice Béjart détecte une  « correspondance » ou plutôt des « correspondances », c’est ainsi que le créateur sensible désigne l’impalpable, ces liens qui se tissent entre les êtres, les choses ou les univers. Symboliquement, Freddie Mercury et Jorge Donn sont réunis sur scène sans toutefois véritablement se rencontrer, pour un ballet, pas uniquement sur le Sida « mais sur les gens qui sont morts jeunes » (Maurice Béjart).

    Versace crée les costumes, ce sont des étoffes graphiques, sombres ou colorées, elles épousent les corps comme collées au plus prés de la peau. En 1996, le ballet au titre énigmatique* « Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat » prend vie, une vie qui témoigne, une vie qui palpite, selon Maurice Béjart « ce ballet sur la jeunesse et l’espoir puisque, indécrottable optimiste, je crois aussi malgré tout que The show must go on, comme le chante Queen ».

    Le Béjart Ballet Lausanne est en forme !
    Fils spirituel et artistique, résolument fidèle au génie de Maurice Béjart, Gil Roman est à la hauteur de la mission qui lui a été confiée, la direction du Béjart Ballet Lausanne et de son répertoire sont tenus par des mains habiles, d’une grande intelligence artistique. La compagnie de Maurice Béjart semble épanouie, les danseurs sont toujours aussi puissants et les danseuses n’ont jamais été aussi belles et déterminées.
    De Mozart à Queen, la danse s’offre la liberté, celle de gommer les frontières et d’unir les Hommes, de dessiner l’amour et l’humour en un même trait. Le geste est là, indemne. Voir un ballet de Béjart aujourd’hui est comme une cure de Jouvence, un retour aux fondamentaux. L’évidence du geste est totalement détoxifiante, une renaissance cellulaire s’opère. Puis, l'émotion engloutie toutes formes de sens critique, le comble semble atteint lors du salut final lorsque Gil Roman entraîne avec lui ses danseurs dans une marche mesurée, une vague pure, forte… A pleurer de beauté, ce que j'ai fait.

    Là où on apprend que l’éternité n’est pas du domaine de la Science mais bien du domaine de l’Art…
    Plus fort que la maladie, et au delà même, plus fort que la mort, les merveilleux Jorge Donn et Freddie Mercury sont toujours là. Par les enregistrements et autres traces argentiques et magnétiques, les artistes poursuivent une sorte de survivance devenue numérique. Pour Jorge Donn et Freddie Mercury, Maurice Béjart crée autre chose, une sorte d’incarnation, je ne souhaite pas employer le terme de « réincarnation » tant la portée spirituelle du mot pourrait tenter à bien d’autre interprétations. Pour conclure, j'invoque une « correspondance », une citation du père de Maurice Béjart, le philosophe Gaston Berger : « Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu'à inventer". 

    Laurence Caron-Spokojny

    *Le titre Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat » est emprunté au mot de passe du personnage de Rouletabille dans Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux.

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  • "Le violoncelle français : hommage à Philippe Muller", c'était le 2 avril au Théâtre des Champs-Elysées

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    Le sensible virtuose à une discographie foisonnante et variée, Philippe Muller enseigne aujourd'hui à la Manhattan School of Music à New-York, auparavant il était professeur au CNSM de Paris de 1979 à 2014. Hier soir, au Théâtre des Champs- Elysées, entourés par l’Orchestre de chambre de Paris, les élèves du Maître se sont réunis afin de rendre hommage aux 50 ans de carrière de leur professeur.

    De la très enlevée Rhapsodie Hongroise pour violoncelle et orchestre de David Popper au formidable Violoncelles, vibrez ! de Giovanni Sollima, le programme de la soirée n’oublie pas ses classiques avec le profond et mélancolique Trio n°1 pour piano, violon, violoncelle en si bémol majeur majeur de Franz Schubert ou bien avec les très dansantes Variations sur un thème Rococo pour violoncelle et orchestre de Piotr Ilitch Tchaïkovski, entre autres merveilles… C’est sur ce programme juste et aérien que le toujours très joyeux Orchestre de Chambre de Paris a accueilli la crème du violoncelle français.

    L’orchestre de Chambre de Paris a élu domicile au Théâtre des Champs-Elysées pour une série de concerts remarquée, comme à son accoutumée, par une grande intelligence dans le choix du répertoire. Les musiciens sont dirigés, pour ce concert, par le très contemporain Arie van Beek.
    Sur une idée du prodigieux Gautier Capuçon, les violoncellistes Anne Gastinel, Philippe Muller, Marc Coppey, Henri Demarquette, Edgar Moreau, Raphaël Pidoux, François Salque et Sung-Won Yang soutiennent tour à tour les ventres de bois précieux des violoncelles élancés sur leur pique. Ces personnalités artistiques fortes sont accompagnés par les violonistes Jean-Jacques Kantorow et Marianne Piketty, tandis que Jacques Rouvier marque des accents profonds au piano.  

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    Arie van Beek

    Les instruments se font dociles sous l'impulsion des archets, épousant à la perfection les mouvements souhaités par leurs interprètes, les violoncelles chantent. Parfois puissante ou murmurante, tonique ou suave, appuyée ou effleurée, la musique respire. Le violoncelle a quelque chose « d’organique », tant par sa forme que par le son qu’il crée. Ventre magnifique ou poumon fier, il demeure définitivement attaché au corps de son interprète.

    Les talents se bousculent sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées, le public s'envole d’un enchantement à un autre. Les plus grands violoncellistes français sont, le temps d’une soirée, redevenus des élèves attentifs et concentrés, ils ont cette grâce incroyable, qui porte les très grands artistes, à affronter les difficultés techniques et le travail infini qu’exigent la maîtrise d’un tel instrument. Et, cette maîtrise parfaite fait naître un vent léger qui éloigne, pour un temps, des réalités du monde pour nous élever ailleurs... Inoubliable, merci.

    Laurence Caron-Spokojny

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