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Au revoir Les Choristes

les choristes,bruno coulais,christophe barratier,theatre des folies bergère,maîtrise des hauts de seine,jean-louis barcelona,victor le blond,patrick zard,jean-pierre clamiLes Choristes ont quitté la scène. Après plus de 100 représentations au Théâtre des Folies Bergère, et une bonne trentaine en province, les Choristes ont rempilé en janvier et février 2018 dans le théâtre qui les a vu naître. Pour un dernier au revoir.

En septembre 2016, le réalisateur Christophe Barratier était venu moissonner quarante-cinq petits chanteurs au sein de la Maîtrise des Hauts-de-Seine, afin de former trois équipes de quinze enfants. Issus du prestigieux chœur de l’Opéra de Paris, âgés de 8 à 14 ans, les filles et les garçons ont enchaîné les répétitions, enregistrements et même tournages, avant d’être propulsés sur la scène des Folies Bergère en février 2017. La machine était prête. Habitués à chanter dans les fosses d’orchestre, en fond de décor ou disciplinés en rangs serrés, les petits artistes se sont retrouvés sur le devant de la scène. Jamais aucun enfant ne fut plus heureux de se rendre au pensionnat (du Fond de l’Etang). La méthode maintes fois exercée de leur directeur musical Gaël Darchen, et le nombre conséquent de répétitions ont eu vite fait de créer des automatismes solides. Une fois les exigences techniques dépassées, les enfants ont pu s’exprimer à leur aise et se vouer à chaque fois un peu plus aux jeux de la scène. Des jeux très sérieux.

Contrairement à ce qui se fait trop souvent, le spectacle musical s’est éloigné du film original, sans renier sa filiation, la plupart des répliques attendues du film ont trouvé un écho différent. L’espace et le temps de la scène ne sont pas les mêmes que ceux des plateaux de cinéma, tout comme les intentions de jeu, radicalement distinctes, même parfois opposées. Le comédien Jean-Louis Barcelona n’a pas pastiché le rôle de Gérard Jugnot, il a incarné le personnage de Clément Mathieu, plus candide, plus rêveur. De même pour Patrick Zard qui a interprété le sévère directeur Rachin, porté à l’écran par François Berléand, pour qui le sens du drame et de l’humour ont joué sur des portées bien dissemblables. Quant au rôle principal, celui de Morange, il a été légèrement gommé sur les bords au profit de l’ensemble du chœur. Le pari était sacrément risqué mais il s’est avéré gagnant, et a évité les travers de la starisation, très délicate pour un enfant dans l’environnement du spectacle.

 

Le décor gigantesque pensé par Stéphanie Jarre, sorti du savoir faire des ateliers du Théâtre du Châtelet, s’est imposé comme un élément vivant à part entière. Une structure savante et transformable qui s’est déplacée avec aisance de la scène mythique des revues des années 30 aux larges scènes des Zéniths.

Aux chants des petits Maîtrisiens et leurs inévitables tubes (Vois sur ton chemin, Cerf-volant), le compositeur Bruno Coulais et Christophe Barratier ont soufflé des airs chantés aux comédiens. Certains d’entre eux, comme Ma caisse à outils du Père Maxence (Jean-Pierre Clami) ou La chanson de Mondain (Victor le Blond - un jeune comédien à suivre avec la plus grande attention), ont remporté un véritable triomphe. Des enfants aux personnes du troisième âge, le public a renouvelé son émerveillement pour les voix cristallines des jeunes rossignols et l’histoire des Choristes s’est réinventée.

La fin d'un spectacle est toujours triste. Il est à regretter l’absence de captation audiovisuelle. Il n’y a pas eu non plus d’enregistrement sonore pour cette création scénique, comme cela a été le cas pour les spectacles musicaux, déjà plus anciens, Le Soldat Rose ou bien encore Emilie Jolie. Dommage. Il reste les souvenirs d’un public nostalgique et des enfants qui n'ont pas fini de chanter... The show must go on.

Laurence Caron

Lien permanent Catégories : EN FAMILLE, SCENES 0 commentaire Imprimer

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