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Triple Bill #1 / Jann Gallois / Kader Attou / Tokyo Gegegay à Chaillot jusqu'au 21 septembre

hayate,japonismes 2018,jona,katsuya,skyo,takashi,munetaka maki,régis baillet,jann gallois,kader attou,theatre national de chaillot,tokyo gegegayBboying, c’est le terme un peu plus hype. Celui couramment utilisé aux Etats-Unis, pour designer le breakdance. L'heure est au Hip-Hop ce soir là au Théâtre National de Chaillot sous le signe de «Japonismes 2018». Cet événement culturel a été voulu en mai 2016 par le Président François Hollande et le Premier Ministre Shinzo Abe, afin de marquer les 160 ans de relations diplomatiques entre entre leurs deux pays.

 

Deux premières pièces créées à Yokohama par deux chorégraphes Français attaquent la soirée.

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« Reverse » de Jann Gallois ouvre la battle entre contemporanéité et technicité bboying (Head Spin, Chair Freeze, ...). La chorégraphe plaque les têtes au sol de ces cinq formidables danseurs japonais. D’étonnants déplacements de corps vissés au plateau font penser à la fluidité précieuse des petits pas qui glissent sur la paille de riz sous les lourds pans des kimonos. L’inspiration est japonisante et contemporaine, avec cet étrange rythme qui rappelle les déplacements du jeux video Tetris, sorte de puzzle aux combinaisons infinies. Une composition collective rectangulaire, binaire, puis circulaire, enfin sensiblement humaine…  

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Sur la création musicale de Régis Baillet, la pièce Yoso, avec les mêmes interprètes, Hayate, Jona, Katsuya, Skyo et Takashi, est dessinée par Kader Attou. Inspiré par le Godai (désignant les cycles naturels du corps et du monde), le chorégraphe révèle un peu plus les personnalités des danseurs. La danse est libre, dénouée, comme improvisée. Danse miroir des quatre éléments, la terre, le feu, l’eau et le vent, le tableau est poétique et terriblement vivant.

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La troisième partie est un saut dans un Japon radicalement pop. Le groupe de quatre danseuses et chanteuses mené par Munetaka Maki a remporté le «Danse@Hero Japan» en 2013 au sein du concours du programme de télévision japonais «Dance@TV». Depuis, élevé au rang de star internationale en explosant aussi bien les frontières du Japon que leur nombre de vues sur youtube, le Tokyo Gegegay  règne sur le hip-hop. C’est prouvé ce soir là. La scène Firmin Gémier de Chaillot chauffe, le public est subjugué. L’enthousiaste et talentueux Tokyo Gegegay embrouille les esprits les plus avertis en matière de danse contemporaine, un remue-méninges indispensable pour aborder cette saison avec un esprit nouveau, frais et ouvert.

C’est à la directrice artistique de la Triennale de Yokohama Dance, Dominique Hervieu, que l’on doit cette riche initiative. Un adroit croisement de cultures qui hisse des œuvres populaires au même niveau que d’autres plus pointues. Un exemple à suivre.

Laurence Caron 

(Photos Kota Sugawara)

Lien permanent Catégories : EN FAMILLE, SCENES 0 commentaire Imprimer

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