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didier long

  • « Rimbaud Verlaine Eclipse totale » au Poche-Montparnasse

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    Les amours de Verlaine et Rimbaud sont en effet bien sombres sous cette Eclipse totale de Christopher Hampton au Poche-Montparnasse. Le dramaturge britannique caricature un peu et offre une image qui semble s'éloigner de notre imaginaire littéraire…

    Rimbaud a dix-sept ans, il débarque à Paris en réponse à l’invitation de Verlaine. Verlaine est un poète embourgeoisé, marié avec une très jeune femme et bientôt père de famille. Des périples entre Bruxelles et Londres suivront, les deux hommes chercheront tour à tour à éveiller ou à apaiser le feu qui les anime, attisant aussi bien leur sexualité que leur inspiration à écrire. L’amour encore, toujours l’amour, il nourrit le poète quand il ne s’agit pas d’alcool, d’absinthe ou d’opium et celui-ci est violent, excessif et jaloux.

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  • « Ce que le djazz fait à ma djambe » au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 4 février

    v_14787772423946.jpgLes artistes ont toujours un problème : quand ils chantent ils voudraient danser, et quand ils jouent la comédie ils voudraient être musiciens, et lycée de Versailles... Jacques Gamblin lui aurait aimé être un musicien, c’est au Théâtre de l’Atelier qu’il a choisi de nous raconter son rêve dans «Ce que le djazz fait à ma djambe» (créé en 2011 lors du Festival de Jazz Sous les pommiers).  

     

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  • L’adolescence en furie, au Poche Montparnasse, dans « Chère Elena »

    Jeanne Ruff,Gauthier Battoue,Julien Crampon,François Deblock,myriam Boyer,Ludmilla Razoumovskaïa,chère Eléna,poche montparnasseSous prétexte de lui fêter son anniversaire, quatre adolescents prennent d’assaut l’appartement de leur professeur afin lui faire subir un chantage odieux…
    En 1981, l’auteur russe Ludmilla Razoumovskaïa crée «Chère Elena» à Tallinn, capitale de l’Estonie. La pièce est interdite en 1983 par les autorités soviétiques pour son caractère « subversif », puis à nouveau autorisée en 1987.

    Une crise économique, sur n’importe quel continent ou à n’importe quelle époque, a toujours des conséquences morales dévastatrices sur la jeunesse de son pays. Cette période de l’Union Soviétique n’épargne personne et les sentiments sont ainsi repoussés dans leurs derniers retranchements. La jeunesse rêve de liberté, de fuite vers un Occident libéral et selon elle « libérateur ». Pourtant le contexte historique de la pièce n’a finalement pas une si grande importance, comme toutes les œuvres remarquables, l’époque et le lieu n’ont pas de prise sur la qualité du texte et sur l’intensité du propos. Il s’agit surtout d’une observation extrêmement affutée d’une jeunesse en manque de repères. Ces grands enfants hésitent encore entre des aspirations révolutionnaires ou un désir de confort plus matérialiste. Les notions du bien et du mal sont ainsi disloquées, presque inconnues, dans une société en manque d’exemples. Personne ne catalyse les élans narcissiques de ces adolescents, les parents semblent absents, absorbés par leurs propres préoccupations, et, les enseignants paraissent issus d’un autre monde, d’un autre temps. Livrés à eux-mêmes, les adolescents sont à la fois victimes et bourreaux, comme des poissons hors de l’eau, ils se débattent en tout sens, s’épuisent… Le propos est violent, la montée en puissance et la tension de la pièce, dont la mise en scène est assurée par Didier Long, sont remarquablement bien ajustées.

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    Myriam Boyer règne, comme à son habitude, sur un rôle difficile, tout en intériorité, un intelligent mélange de colère froide et de passion abandonnée. La comédienne laisse aussi bien volontiers la place aux très jeunes comédiens qui l’entourent, intuitive et généreuse, elle leur permet de s’exprimer. Ils sont : Jeanne Ruff, Gauthier Battoue, Julien Crampon et François Deblock, et, ils sont formidables ; d’intrépides artistes, énergiques et exaltés, à vouloir ainsi partager leur bonheur de jouer. L’équilibre entre la fougue de ces jeunes comédiens et la profondeur de jeu de la comédienne est une vraie réussite, il apporte une vérité incroyable. L’envie t’intervenir est saisissante, un peu plus et je me lève de mon fauteuil pour… mais non, c’est du Théâtre, mon rôle se limitera à applaudir à tout rompre ! BRAVO !

    Laurence Caron-Spokojny

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