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« Ce que le djazz fait à ma djambe » au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 4 février

v_14787772423946.jpgLes artistes ont toujours un problème : quand ils chantent ils voudraient danser, et quand ils jouent la comédie ils voudraient être musiciens, et lycée de Versailles... Jacques Gamblin lui aurait aimé être un musicien, c’est au Théâtre de l’Atelier qu’il a choisi de nous raconter son rêve dans «Ce que le djazz fait à ma djambe» (créé en 2011 lors du Festival de Jazz Sous les pommiers).  

 

Les planches du Théâtre de l’Atelier se changent en salle de concert, entre un Olympia et une cave de jazz à Montparnasse, le brillant sextet de Laurent de Wilde occupe les lieux : Alex Tassel (trompette), Guillaume Naturel (saxe), DJ Alea (platines), Jérôme Regard (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie). La stature d’adolescent dégingandé de Jacques Gamblin a l’élégance d’un Montand et la tendresse d’un Gainsbourg. Avec la mine désenchantée d’un Pierrot lunaire qui cherche à séduire sa Colombine, l’Artiste crée son propre langage : des mots qu’il invente ou qu’il picore auprès de Sartre, Mezz Mezzrow, Langston Hughes ou Herbie Hancock, entre autres camarades, puis il improvise des mouvements du corps que l’on croirait issus d’une chorégraphie contemporaine sophistiquée brodée d’accents hip-hop. Une conversation faite de pudeur et de charme, entre les très talentueux musiciens de Laurent de Wilde et Jacques Gamblin, s’échange sur la scène de l’Atelier, les frontières s’écroulent, la musique et les hommes racontent une même histoire. 

Rattrapé par une créativité extrêmement poétique et par un don particulier pour l’interprétation - rythmes, syncopes, contretemps, jeux d’octaves, pizicattos, accords et arpèges – Jacques Gamblin établit des liens intimes avec le son, le tempo et l’harmonie.  Groove, swing, soul, funk, blues… difficile de ne pas céder à l’envie de danser, les caresses des balais de Charleston font fourmiller les (d)jambes, il y a des choses qui émeuvent, d’autres qui font rire. Le comédien sait tout faire, il s’est métamorphosé en un instrument fantastique. Ses mains sont des cordes, ses jambes des pistons, sa tête une caisse claire, ses bras autant d’archets, Jacques Gamblin puise dans toutes les ressources de son corps, de sa voix et au delà... C’est une performance, un spectacle en constante évolution, un univers tout entier, un art instinctif truffé de multiples curiosités, irrésistible. Que Jacques Gamblin se rassure, il est un musicien accompli et un des meilleurs ! 

Laurence Caron

Lien permanent Catégories : EN FAMILLE, SCENES 0 commentaire Imprimer

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