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  • Compagnie Nationale de Danse d'Espagne, José Martinez, au Théâtre de Champs Elysées, jusqu'au 29 janvier

    AFFICHE JOSE MARTINEZ CND.jpgIl y a des Hommes dont le rôle est de résoudre les problèmes d’équilibre de notre univers... José Martinez en fait partie. 
    A seize ans, il quitte l’Espagne pour la France, parce que son pays ne lui offre pas la possibilité d’épanouir son art, il ne tarde pas à rejoindre les Etoiles de l’Opéra de Paris et se fait remarquer aussi pour ses créations chorégraphiques. En 2011, « l’âge de la retraite », sonné par les codes établis de l’Opéra de Paris, permet à l’Etoile de changer de galaxie, il prend la direction de la Compagnie Nationale de Danse d’Espagne. La compagnie espagnole bat de l’aile, faire exister l’art dans un pays en crise est une lutte sans merci. La tâche s’avère plus que difficile mais c’est sans compter sur la passion et le talent de José Martinez.

     

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  • Contact, compagnie DCA, Philippe Decouflé au Théâtre National de Chaillot jusqu'au 6 février

    contact6.jpgLa grande maison de la danse contemporaine, le Théâtre National de Chaillot, invite à prendre «CONTACT» avec la compagnie DCA de Philippe Decouflé.

    Il a été dit qu’il s’agissait d’une comédie musicale, d’un genre un peu hybride... pas tout à fait ; voici plutôt un "spectacle dans le spectacle", un show dingue, un cabaret sauvage, drôle, étonnant, touchant : le contact est établi.

    De la très belle danse mais aussi du théâtre, du cirque, de la musique, des costumes...
    Sur un fond de décor années 20, Broadway ouvre ses portes par une pantomime de claquettes, puis Faust soigne une entrée magistrale, sur ses talons Marguerite soupire. Aussitôt, ils sont rejoints par un danseur, ou plutôt une chanteuse, peu importe, un artiste donc, qui entame un numéro bientôt interrompu par un élan dramaturgique venu d’ailleurs, peut-être d’Absurdie ? Voici le tour d’un illusionniste coquin, ensuite une acrobate glisse le long d’une corde, une seconde s’y enroule, juste avant une danseuse a disparu dans une boîte, un ange passe,... Et Pina Bausch veille, souvent lorsqu’il est question de danse contemporaine, inspiratrice ou initiatrice, la grande prêtresse ne se fait jamais oublier. Ainsi, Philippe Decouflé arrête un regard bienveillant sur le mythique «Kontakthof» (1981-Festival d’Avignon), l’hommage est chorégraphique et magnifique, autant pour la rime que pour le sens.
    La musique occupe l'espace, et, pour la dompter, Pierre Le Bourgeois fait résonner le son abyssal et savamment maîtrisé de son violoncelle, il est en duo avec Labyala Nosfell, chef d’orchestre habité ou pop-star déjantée, un peu punk, un peu pop, un peu rock, ou tout à la fois, sombre et félin, grave ou aigue, le chanteur est archi présent.

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    L'oeuvre révèle l'artiste, puis l'homme...
    Manifestement, la théâtralité donne le ton, le vocabulaire est multiple et infini, le propos n’a finalement pas une grande importance tant le show est fantasque. Encore une fois, Decouflé soulève les pans du lourd rideau des préjugés pour nous laisser entrevoir la vérité ; une sorte d’envers du décor, et pas celui de n’importe quel spectacle : il y a des  messages envoyés, des influences dévoilées et des passions avouées, en somme voici la «Comédie Humaine» de Philippe Decouflé.

    Fédérateur, et d'une élégance intemporelle, l’univers circassien enveloppe l’atmosphère dans un esthétisme joyeux, même si parfois le questionnement est existentiel. Chanteurs, danseurs, comédiens, acrobates, ils sont tous merveilleux, les rôles s’échangent, se confondent, les interprètes en oublient certainement eux-mêmes leurs disciplines premières. Petit, grand, femme, homme, noir, blanc, et même une émouvante femme enceinte, tous réunis, tous artistes, déterminés à démontrer, le temps d’un spectacle, que les différences peuvent former la plus parfaite des harmonies : ainsi, cela est donc possible !
    Sans aucun doute, Decouflé est à la Danse ce que Fellini est au Cinéma.

    Laurence Caron-Spokojny

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  • Le Revizor au Théâtre du Lucernaire jusqu'au 25 janvier

    Dans une province éloignée de la Russie, un jeune aristocrate oisif est confondu avec un Inspecteur Général de Saint-Pétersbourg, un Revizor. Le Gouverneur véreux, et, ses notables locaux, tentent de lui dissimuler la gestion pervertie de la ville, ils vont corrompre l'inconnu pour attirer ses faveurs...

    lucernaire,gogol,prosper mérimée,le revizor,Ronan Rivière,Aymeline Alix,Michaël Cohen,Jérôme Rodriguez,Christelle Saez, Jean-Benoît Terral,Louis Thelier,Léon BaillyParue en 1836, le Revizor est une pièce de Nicolas Gogol. L’auteur Russe dénonce les travers d’une administration gangrénée avec un humour très corrosif. Le talent de l’auteur comique n’épargne rien, ni personne, son adresse littéraire est telle qu’il parvient à donner un caractère universel à la farce, sa critique de l’Empire tsariste peut tout à fait s’appliquer à toutes sortes de gouvernements et dans d'autres temps…et, cette juste insolence fait du bien à l’âme !
    Pour servir cette œuvre théâtrale remarquable, une équipe de comédiens débordant d’enthousiasme, et de plaisir à jouer, se partage les rôles : Michaël Cohen, Ronan Rivière, Jérôme Rodriguez, Christelle Saez, Jean-Benoît Terral, Louis Thelier et Léon Bailly au piano. Ils sont terriblement doués, ils développent des tempéraments bien trempés et proposent une palette de jeux extrêmement riche. Selon les codes du théâtre classique, pour lesquelles l’articulation, le phrasé et les déplacements sont en tout points respectés, les comédiens proposent une interprétation moderne, comme cela est souhaitable lorsqu’il s’agit des grands auteurs. Ronan Rivière et Aymeline Alix sont, de très jeunes et très habiles, metteurs et scènes et leur adaptation scénique est astucieuse ; le texte, dont la traduction est de Prosper Mérimée, prend forme dans toutes ses dimensions et se fond dans un très beau mouvement servit par un décor flottant et glissant, aux limites du Théâtre de l’Absurde, un délice.

    Bref, comme à son accoutumée le Théâtre du Lucernaire, outre ses choix exigeants d’auteurs, et souvent "engagés",  fait la part belle aux comédiens et aux comédiennes ; ici, la dramaturgie prend ses aises en un épanouissement heureux partagé à la fois par les artistes et le public.
    Commencée en 2014 lors du Festival off d’Avignon, la pièce se joue jusqu’au 25 janvier 2015 au Lucernaire, cette belle production mérite de se prolonger bien au delà, ici ou ailleurs.

    Laurence Caron-Spokojny

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  • Les Cahiers de Nijinski au Théâtre de l'Ouest Parisien de Boulogne-Billancourt

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    En 1918, Vaslav Nijinski n’a pas trente ans lorsqu’il commence la rédaction de ces cahiers. Durant six semaines, il écrit sur la vie, la mort, les sentiments, Diaghilev, la douleur, Dieu, la danse, à en perdre la raison. Celui qui maîtrisait à la perfection cet art de l’équilibre propre aux plus grands danseurs, celui qui émerveillait le public par des sauts d’une grâce et d’une puissance jamais vues, vacille irrémédiablement, bascule comme à l’intérieur de lui-même...

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