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EN FAMILLE - Page 10

  • La nouvelle foire internationale d’art contemporain Espace Cardin - Paris 8ème - 11 au 13 janvier 2013


    La NEW Art Fair est la nouvelle foire internationale d’art contemporain qui propose de commencer l’année avec un regard neuf sur l’art d’aujourd’hui. 

    Tout est nouveau : son concept pensé pour les acheteurs, sa programmation internationale (25 galeries) et ses services innovants. 

    Toutes les informations sur cette manifestation sont ici.

    A Noter pour ce week-end : Des ateliers artistiques pour les 4-12 ans seront animés par le Musée en Herbe à l’intérieur de la foire le samedi 12 janvier et le dimanche 13 janvier 2013 à 14h30 et 17h30. 

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  • "Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal" : une expo à se poiler de rire en famille.

    bêtes de sexe,palais de la découverte,isabella rossellini,green pornoLa fameuse, incontournable et somptueuse, expo Edward Hopper au Grand Palais restera rêvée. Après avoir fait la queue pendant 1h30, un dimanche matin, pour finalement renoncer car il y avait encore 1h00 d'attente - nous nous sommes rendus à quelques enjambées de là au Palais de La Découverte.

    Le Palais de La Découverte est tout de même sinistre. Ce temple scientifique a vraiment besoin d'un coup de jeune, ne serait-ce qu'un bon coup de peinture, pourtant cet espace est toujours aussi intelligemment bien distribué pour enfants curieux et parents attentifs. Les innombrables expos, et leurs machines inventives sur lesquels les enfants de tous âges défoulent leur soif de savoir, sont évidemment à parcourir, si vous ne les connaissez pas déjà.

    L'exposition du moment "Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal" est à voir absolument, elle est à la fois drôle et imaginative. La richesse documentaire, en références et en expériences, a les attraits pour passionner adultes et enfants.
    Le must, sans contexte, est la diffusion de ces pastilles admirables "Green Porno" inventées par Isabella Rossellini qui dépasse son rôle de comédienne pour devenir plasticienne et nous initier aux pratiques sexuelles des animaux et insectes. L'univers burlesque et déjanté d'Isabella Rossellini dans "Green Porno" (produit en 2008) est remarquablement intelligent, le rythme de ces petites fenêtres psychédéliques enrichi considérablement l'exposition qui sans cela resterait définitivement attristée par l'ambiance pesante du lieu. 

    Laurence Caron-Spokojny

    Toutes les infos ICI.

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  • Musée Carnavalet, le roman de Paris

    Voici un Musée, dont on parle peu et que très peu connaisse, pourtant ici coule la véritable source de jouvence de Paris.musée carnavalet,laurence caron-spokojny,exposition

    Depuis 1880, Paris a son musée en plein coeur, du très charmant et non moins très fashion, quartier du  Marais. Cette initiative du baron Haussmann choisie l’hôtel Carnavalet afin d’abriter les témoignages de l’Histoire de Paris. Bâti en 1548, l’édifice fut remanié au XVIIe siècle par François Mansart, Madame de Sévigné y vécut de 1677 à 1696. Carnavalet occupe également, depuis 1989, l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau bâti en 1688 par Pierre Bullet ;  on comprend alors pourquoi la perte de repère est totale quand on passe d’une aile à l’autre de ces deux hôtels particuliers. 

    musée carnavalet,exposition,laurence caron-spokojnyDans des décors d’origine ou reconstitués, le visiteur entame un voyage à travers le temps, les époques se succèdent en dévoilant ce qu’elles ont de plus intime. Des panneaux de bois ornementés, des peintures, des sculptures, des maquettes, des faïences, des tapisseries monumentales, des bustes, des horloges et des meubles admirables, tout est là, presque «dans son jus», et la légère odeur de «renfermé» ajoute un charme indescriptible.
    L’ombre furtive de Marcel Proust frôle un mur et Marie-Antoinette suggère d’offrir des brioches au peuple, la Marquise de Sévigné n’en finit pas d’écrire sa correspondance alors que Juliette Greco prend la pause, Robespierre échafaude de nouveaux plans machiavéliques tandis que Madame de Récamier lance une oeillade insolente, le charisme de Marat est un peu troublant... Personnages célèbres ou inconnus, ils ont vécu, marqué et souvent orienté l’histoire de la capitale.

    musée carnavalet,exposition,laurence caron-spokonyAprès un rapide coup d’oeil aux jardins somptueux pour lesquels nous nous promettons de revenir, les enfants affichent quelques signes de fatigue : déjà deux heures de visite. Pourtant il y a encore l’Orangerie, restaurée depuis une dizaine d’années, et ses collections préhistoriques et gallo-romaines, ce sera pour la prochaine fois...
    A l’image de Paris, il faudrait toute une vie pour visiter l’ensemble de la collection du Musée Carnavalet. 

    Parisiennes, parisiens, montrez patte blanche à l’entrée du Musée Carnavalet, votre pedigree ne s’en trouvera que plus remarquable. Quant aux autres, si vous souhaitez déchiffrer, un peu, les codes de la belle assurance de ces parigots, vous trouverez ici les principaux indices...
    Laurence Caron-Spokojny 

    musée carnavalet,expositions,laurence caron-spokojnyLe Musée Carnavalet comprend également la Crypte Archéologique du Parvis Notre-Dame, musée de site qui présente l’évolution de la ville de l’Antiquité à nos jours, et les Catacombes de Paris, où, à 20m sous le sol, le visiteur découvre les carrières de pierre , qui ont permis de construire l’habitat des Parisiens depuis l’époque gallo-romaine, et l'ossuaire, conçu au début du XIXe siècle, pour accueillir les ossements de 7 à 8 millions de Parisiens. 

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  • La Jeune Création 2011 est au CENTQUATRE

    Dimanche, 11h du matin, nous entrons dans le 19ème arrondissement, quel bonheur de traverser Paris en 15 minutes ! Décidément, je ne comprendrais jamais ces parisiens, qui s'agrippent à leurs oreillers, alors que s'offre à eux la plus belle ville du monde sans personne dans les rues, le dimanche matin.
    centquatre,art contemporain,jeune création 2011
    Le CentQuatre est un lieu sympa. L'espace est lumineux et aéré, la décoration est sobre et fait la part belle à l'architecture magnifique de ces 2500 m2. 
    Ironie du sort, ce lieu ne fut pas toujours un espace de création, mais plutôt un espace funeste... 
    L'histoire du lieu est inédite : "En 1905, est créé le service municipal des pompes funèbres (SMPF), vécu comme un progrès des idées républicaines. Ce monopole municipal de la pompe funèbre a pris fin avec la loi Sueur du 8 janvier 1993. Sur le site de la rue d’Aubervilliers, l’activité a décliné progressivement jusqu’au départ du dernier employé en 1997. Durant les années de pleine activité, 27 000 corbillards partaient chaque année du SMPF, 1 400 personnes y travaillaient, dont une quarantaine de femmes. Les Pompes funèbres employaient aussi bien des menuisiers et des ébénistes que des carrossiers, des mécaniciens, des couturières, des peintres ou des maçons. Les fonctions étaient très codifiées : bureau d’exécution des convois, régleur, porteur… Sur le site se trouvaient donc des bureaux, des écuries, un service d’état civil, des ateliers, une cantine, un coiffeur, un cireur, des logements pour les employés d’astreinte, des entrepôts pour les mâts et les tentures, etc. ..."
     
    centquatre,exposition,art contemporain,jeune création 2011Claire Larfouilloux, Applique # , 2009. Pastel. 49,5 x 35 x 20 cm.
     
    Deux grandes salles sont dédiées aux premiers pas des jeunes artistes : peintures, sculptures, photos, dessins, vidéos, installations et performances.
     
    centquatre,exposition,art contemporain,jeune création 2011
    253 km E, 2011 Tirage numérique Lucia Barbagallo
     
    Ici, chacun trouve matière à s'émouvoir, s'étonner, s'énerver ou encore mieux s'émerveiller. La proposition artistique est variée, sobrement et justement commentée, pas toujours bien éclairée (lorsqu'il s'agit des peintures notamment), mais elle est résolument  moderne, pure, sans prétention, réduite à sa fonction, l'art du vivant. 
     
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    Luc Barrovecchio
     
    A l'initiative d'un partenariat entre le CentQuatre et l'Association Jeune Création, l'événement s'installe sur la durée et donne à voir, depuis 2009, un panorama exhaustif de la création artistique contemporaine.
     
    centquatre,exposition,art contemporain,jeune création 2011
    Il y a des vides à combler (Jesus Alberto Benitez), des images à écouter (Olivier Lemort), des monochromes qui résistent aux tentations multicolores (Michael Jourdet), des accumulations géométriques mystiques (Eva Taulois), des critiques sévères à l'égard du monde (Leila Wilis), rien, personne n'est épargné aux yeux de ces jeunes talents.
     
    Mais il y a aussi du vent dans les arbres (Samuel Buckermann), du caramel qui prend vie (Jonas Etter), des photos qui vous kidnappent (Lucia Barbagallo), et des messages humoristiques (Luc Barrovecchio) qui révèlent ici une universalité.
    Tout est sens.
     
    centquatre,exposition,art contemporain,jeune création 2011Bref, un régal !
    Les enfants furetent d'une installation à l'autre, jamais avides de commentaires, ils se concentrent une bonne heure à l'atelier art plastique, heureux d'y créer des collages savants, ils argumentent ensuite très sérieusement le message délivré par leurs oeuvres plastiques...
     
    centquatre,exposition,art contemporain,jeune création 2011La manifestation, dont le vernissage hier soir fut un succès, se déroule jusqu'au 13 novembre 2011.
    Il est donc primordial de s'y rendre. Au CentQuatre une longue succession de rendez-vous nous y attend...
     
    Laurence Caron-Spokojny
     
     
     
    Du 6 au 13 novembre 2011 de 12h à 20h (ouverture à 11h les samedi et dimanche)
    Nocturnes les 11 et 12 novembre jusqu’à 23h30 - Fermé le lundi 7 novembre
    Entrée : 5 euros
    www.jeunecreation.org
    Entrée au 5 rue Curial - 75019 Paris 
    Métros :  Riquet, Stalingrad, Crimée
     
     

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  • Dimanche matin, "concert tôt" au Théâtre du Châtelet avec Georges Aperghis

    Pas si tôt  : le rendez-vous est fixé à 11h au Théâtre du Châtelet ce dimanche 9 octobre 2011.

    Pour une première approche de la musique contemporaine pour mes enfants, de 7 et 10 ans, je vais tenter l'aventure avec Georges Aperghis et Jean-Pierre Drouet.
     
    Il est dit, sur le site du Châtelet : "Jean-Luc Choplin vous propose de suivre le percussionniste et compositeur Jean-Pierre Drouet dans un labyrinthe sonore, composé par Georges Aperghis pour les drôles de machines créées par Claudine Brahem. Ce parcours, labyrinthe musical, animé par Jean-Pierre Drouet vous feront découvrir la musique de façon ludique. Le concert est précédé d'un Atelier Famille animé par Scott Alan Prouty." 
     
    Théâtre du Châtelet,Georges Aperghis,Laurence Caron,

    La musique de film de John Williams, le 12 février 2012, date notée illico presto sur l'agenda, mais aussi Les Viennoiseries de Brahms à VienneLes Lauréats du Concours Reine Elizabeth de BelgiqueZazi de Queneau en comédie musicale, .. enfin toute la programmation de ces concerts "tôt" semble alléchante ! Pour s'y intéresser plus en avant, je vous suggère une visite sur la page "jeune public" du site du Châtelet.

    Atelier chant choral : Avant ce concert, il est possible d'assister à l'atelier (dans la limite des places disponibles). L'atelier rassemble parents et enfants autour de la pratique du chant choral, de manière ludique et en lien avec le programme du concert. Il est animé par Scott Alan Prouty, chef de chœur bien connu pour son travail liant voix et expression corporelle, avec son complice le pianiste Richard Davis.
    © LCS

    A noter les tarifs raisonnables : 5 euros pour les enfants et 10 euros pour les adultes, et gratuit pour les enfants dans le cadre de la Carte Famille

       


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  • Patrick Jouin, le talent protéiforme

    La volonté ultime de tout artiste est d’être chez vous. Un écrivain espère son livre sur votre table de chevet, un peintre veut sa toile dans votre salon, un interprète tente de se faire entendre par vous, etc. Le designer est un genre d’artiste pour qui cette inclinaison est totale.

    Patrick Jouin est un maître en la matière. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle, Patrick Jouin commençe par intégrer l’équipe de Philippe Starck, Tim Thom, chez Thomson Multimédia, là il s’exprime en créant des objets tels que l’enceinte Boos, le téléviseur Saba, le radio cassette Don O et le téléphone Aloo. Puis en 1999, avec notamment la chaise Steel Life, Patrick Join créet sa propre agence. patrick jouin,laurence caron,centre georges pompidou
    Alain Ducasse lui commande l’aménagement intérieur du Plaza Athénéé, une collaboration soutenue voit le jour entre les deux artistes : une forme de modestie, une recherche de l’essentiel leurs sont communes. En 2004, Patrick Jouin s’associe avec l’architecte  Sanjit Manku. Puis, les restaurants le Jules Verne en 2007 et le 58 Tour Eiffel en 2009 sont revus et corrigés par ses soins.
    Le mobilier, les ustensiles de cuisine, des objets électroniques et de communication, des instruments de musique, des éléments de mobilier urbain, rien n’échappe à Patrik Jouin. Il travaille avec les céramistes de Vallauris, les souffleurs de verre de Murano, il descend dans les rues de Paris avec le Vélib’ et des sanitaires à entretien automatique.

    Encore plus innovant, avec le professeur Damien Léger, neurophysiologiste et directeur du Centre du sommeil à l’Hôtel-Dieu de Paris, il conçoit un objet inédit : l'accompagnateur de sommeil et de réveil, baptisé Nightcove

    En 2010, le Centre Georges Pompidou lui consacre une exposition.
    Au carrefour de l’usage matériel de la création et de l’immatérialité de la beauté, Patrick Jouin maîtrise une très haute technicité avant d’inscrire son travail dans notre quotidien. Et c’est le cas, souvent, sans que nous nous en rendions compte. Comme tout travail artistique, l’effort est impalpable et une forme de simplicité apparaît. 

    L’objet, une décoration ou une construction reçoit une sorte d’âme. La beauté retrouve son universalité. Peut-être qu’en fait il ne s’agissait pas de design mais d’une forme de poésie...

    Laurence Caron-Spokojny

    www.patrickjouin.com

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  • Les jardins du Château de Versailles

    Le programme de CM2 aborde «la monarchie absolue» : dimanche matin, nous sommes donc à Versailles pour assister au lever du Roi.

    château de versailles,bernar venet

    Arrivés sur place, sous un soleil de plomb, il doit être 10h00, ce qui semble une heure assez raisonnable pour sortir de chez soi un dimanche. Pourtant, l’heure est déjà tardive, des ribambelles de touristes et badauds en tous genres se pressent en une file interminable : il y a 25 km de queue pour acheter les billets à la caisse et idem pour entrer, tous enrubannés sur le parvis du Château. Le coeur n’y est pas, la file d'attente est décourageante et le soleil trop intense pour rester là à espérer entrer dans le fief du pouvoir tout puissant. Ce matin, le Roi pourra faire une grasse matinée. Un peu déçus, nous arpentons les abords du château, nous faisons un tour dans la minuscule boutique totalement inintéressante...Puis, il y a là quelques guichets gardés par de très sympathiques étudiants : personne aux alentours, un prix d’entrée raisonnable, nous nous engouffrons dans la brèche, il était temps de prendre une décision les enfants revendiquent leur déception un peu trop ardemment. Armés de plans, nous nous laissons glisser dans les allées du château, les parterres de fleurs tentent de se hisser sur les majestueuses topiaires des jardins à la française.
    André Le Nôtre, par ses élégantes perspectives, ne cessent de nous rappeler la présence du château et de sa galerie des glaces que nous ne verrons pas cette fois-ci. Jean-Baptiste Colbert, Charles Lebrun et Jules Hardouin Mansart nous indiquent le chemin. Impossible de se perdre, ici tout est ordre et rigueur. Les Bosquets se succèdent, ce sont de grandioses salons de verdure et de pierre où trône souvent un bassin aux présences oniriques. Très peu de bancs sont prévus pour découvrir le spectacle des bassins, à croire que le monarque nous rappelle notre fonction, nous, petit peuple. Il s’agit d’admirer. Les enfants courent, ils espèrent trouver un labyrinthe pour avoir le bonheur de s’y perdre mais l’aventure s’avère vaine. Bachus, Céres, Apollon et Saturne les impressionnent, mais c’est le bosquet de La Salle de Bal qui nous laisse sans voix, vestige unique et intacte de cette époque. 
    Assidus, nous lisons les écriteaux explicatifs de la promenade, nous faisons la moue en découvrant les grosses enceintes qui diffusent la musique de Jean-Baptiste Lully, pendant un instant nous pensions découvrir des orchestres baroques aux interprètes sophistiqués et aux instruments rares... 

    château de versailles,bernar venet

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Pourtant, la promenade est une réussite, même si notre créneau horaire ne correspond pas toujours à la mise en route des jets et jeux d'eau des bassins. Une petite heure, nous prenons le frais, pour déjeuner dans une brasserie arborée au bord du grand canal ; puis nous repartons en faisant les zouaves, marchant d’un pas précieux et cadencé, soulevant des amas de dentelles et agitant des éventails imaginaires... Des figurants en habits qui prennent la pose auprès des touristes, voilà ce qui aurait été une bonne idée, un peu comme au Parc Disney après tout nous avons payé l’entrée... 
    Avant un dernier passage dans les jardins de l’Orangerie, nous embrassons du regard la vue au pied des marches du Château, le rouge et le brun des sculptures d’acier de Bernar Venet y tiennent un rôle remarquable. «Les courbes de mes sculptures contrasteront avec la géométrie angulaire des jardins tandis qu’elles accompagneront les contours circulaires du bassin d’Apollon et du Grand Canal», selon Bernar Venet. Incontestablement, les oeuvres appartiennent au jardin et inversement. 
    Les oeuvres de Jeff Koons ou Takashi Murakami ont inauguré magistralement cette politique artistique de Jean-Jacques Aillagon, si évidente et si naturelle, pour ainsi mêler l’art contemporain à ce classicisme exacerbé. L’insolence de Versailles, sa prétention artistique, la vision radicale de son architecture et sa provocance ornementale sont largement suffisantes pour accueillir les oeuvres les plus contemporaines et les plus innattendues. Versailles, son château et ses jardins, ne prennent aucune ombrage de ce mariage, tout au contraire, les oeuvres se répondent entre elles, elles semblent indissociables. 

    La beauté est résolument intemporelle. 

    Laurence Caron-Spokojny

    Le Château, le Trianon, le domaine de Marie Antoinette, ... nous attendent pour notre prochaine visite. Il est conseillé de venir en semaine et de réserver les billets par internet.  

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  • En visite chez Rodin !

    Qui veut être au top quant à l’éducation culturelle de ses enfants se doit d’emmener ses chères têtes blondes chaque dimanche matin au Musée. Voici notre acte de foi dominical. Ici le rythme est pris et pas question de s’y soustraire. Quand en plus il s’agit du premier dimanche du mois*, le coeur s’allège et le pas s’accélère en pensant à la terrasse sympa que l’on se fera tous ensemble pour le déjeuner. Auguste Rodin, Laurence Caron

    Les expositions se suivent et ne se ressemblent pas forcément toutes. Je sais déjà ce que je ne veux plus. Ainsi, je suis décidée à fuir les mises en scène sombres, presque obscures, dans lesquelles on passe son temps à chercher ses lunettes au fond de son sac pour parvenir à décrypter le mince filet de texte didactique qui s’échappe tout en haut d’un pan de mur... Décidée à éviter les foules qui se pressent aux guichet de l’expo hype : «comment tu n’as pas vu ....?». Et décidée aussi à prendre l’air pour éviter la grosse culpabilité de ces parents qui ne font jamais faire de vélo à leurs enfants au Bois de Boulogne et dont nous faisons partie... Bref : le Musée Rodin, rue de Varenne, a constitué notre cible. Un «classique», parfait pour les enfants qui ont respectivement 7 et 10 ans et sont en plein expansion de leur  petit esprit critique.auguste rodin,musée rodin,laurence caron

    Le lieu est somptueux, l’Hôtel Biron du plus pur style rocaille et son jardin, occupé par Auguste Rodin de son vivant, a aussi été choisi par l’artiste pour la création de son musée en 1916. C’est ici au milieu de la roseraie que les oeuvres emblématiques telles que La Porte de l’enfer, Les Bourgeois de Calais ou Le Penseur sont naturellement disposés sans qu’à aucun moment la noirceur du bronze vienne heurter la délicatesse des roses. Quelques jolis bancs intelligemment positionnés autour des oeuvres invitent à la rêverie... 
    L’Hôtel Biron, aux parquets grinçants et aux fenêtres brinquebalantes, affiche discrètement quelques notes d’attention pour nous prévenir sur les prochains travaux de réfection : nous sommes rassurés même si l’esprit «vieille demeure oubliée» donnait un supplément d’âme à l’édifice et aux trésors qu’il abrite.
    La poussière est omniprésente sur les marbres, les plâtres, les terres cuites, on s’attend à croiser la silhouette trapue de Rodin animée elle aussi par un halo de poussière blanche. Et puis l’émotion gagne, ces pieds sont forts, ces mains sont puissantes, ses beautés sont si graciles, on se demande comment ce corps penché tient si admirablement bien l'équilibre, et les masques du visage de Camille Claudel ressemblent tant au visage d’Isabelle Adjani avec ces yeux perdus dont on cherche à croiser l’intensité... 

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    Les enfants raccrochent leurs Dictaphones, ils ne fonctionnent pas très bien, ils préfèrent fureter entre les sculptures. Les collections du sculpteur se mêlent à ses propres créations, comme dans un salon, comme il faudrait que ce soit. Un tableau de Cézanne accroché là et tout près un corps déformé par l’effort de la danse moulé dans la terre cuite, puis il s’agit ici d’un Monet, les enfants sont ravis : c’est une vue de Belle-Ile en mer...  

    Les artistes créent des oeuvres pour qu’elles soient vues, un écrivain écrit pour être lu, un compositeur pour être écouté, et bien ici on atteint ce paroxysme trop souvent désincarné par les grands musées. La chorégraphie des sculptures laissées là, dans ces pièces aux hauts plafonds, illuminées de soleil ce jour là, manque peut-être de rigueur mais l’effet est tout à fait réussi, alors cela importe peu. Une sorte d’intimité s’installe, on voudrait toucher, caresser l’onyx, le marbre, mais on ne le fait pas, on respecte, subjugué par autant de talent, autant de défiance à l’académisme. Tout ici est puissant et vibrant.
    Décidément lorsque les artistes choisissent le lieu dans lequel leur oeuvre sera consacrée, c’est mieux, c’est beaucoup mieux ! Une chose que les Musées malgré leurs moyens et leurs innovations scénographiques ne parviennent pas toujours à faire. auguste rodin,musée rodin,laurence caron

    En sortant, nous nous sommes promis d’aller voir la maison du sculpteur à Meudon «La villa des Brillants», bien sur quand nous aurons le temps, il y a encore tellement de chose à voir...

     Laurence Caron-Spokojny

    *les musées sont gratuits  pour tous le 1er dimanche du mois.

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