Le Musée national de l’histoire de l’immigration ouvre gratuitement ses portes et permet à tous les visiteurs de découvrir gratuitement son exposition temporaire CIAO ITALIA !, ainsi que les nombreuses contributions des immigrés à la société française, à travers ses espaces permanents Repères et la Galerie des dons.
EN FAMILLE - Page 6
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Dimanche 7 mai 2017, avant ou après être allé voter, le public est invité à visiter gratuitement le Musée national de l’histoire de l’immigration
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"Eloquence à L'Assemblée" au Théâtre de l'Atelier, puis en tournée
Au cinéma dans Polisse, Max, Le Bal des actrices, Les Seigneurs ou bien L’amour dure trois ans, entre autres, Joeystarr a convaincu en jouant sur toutes les octaves qu’un large public ne soupçonnait peut-être pas au départ. Appât savoureux des médias people dès qu’il est question de ses frasques et débordements en tout genre, Joeystarr est aussi un homme concerné et engagé, militant LCR parfois et fervent antiraciste toujours : l’artiste est un lutteur insatiable.Entrer en scène au Théâtre de l’Atelier est pourtant un des plus grands défis que s’est lancé Joeystarr. A entendre l’enfant terrible du rap lorsqu’il interpelle un spectateur indiscipliné : « hé ? gars ! Pourquoi tu parles ? Au cinéma tu parles à l’écran ? Bah non ! Alors ? Là c’est pareil : tu parles pas », le respect pour ces planches et l’humilité du comédien sont bien perceptibles : le Théâtre ce n’est pas du cinéma…
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"C'est encore mieux l'après-midi" au Théâtre Hébertot
S’il y a bien un genre de Théâtre rarement évoqué sur ce blog, c’est bien le Théâtre de Boulevard. Les femmes bafouées, les amants lâches et les maris coléreux, dont le voisinage s’approche souvent de l’hystérie collective, m’exaspèrent...
Au Théâtre Hébertot, il n’y a rien de tout ça ! « C’est encore mieux l’après midi » (Two into one – 1984) du génial auteur Ray Cooney est à se plier de rires ! -
Le Songe d'une nuit d'été à La Cartoucherie jusqu'au 2 avril
On ne va pas assez souvent à La Cartoucherie ! Sous l’impulsion première de sa mère nourricière Ariane Mnouchkine depuis 1964, l’ancienne réserve de poudre et munitions du Château de Vincennes demeure un des berceaux créatifs des plus intéressants.
« Le Songe d’une nuit d’été » de William Shakespeare se joue Salle Copi jusqu’au 2 avril. Rien de très nouveau qu’une œuvre de Shakespeare jouée en ces lieux déjà si fortement emprunts des grands auteurs.
En 1996, j’avais eu la chance de découvrir cette même œuvre interprétée par la formidable et acrobatique troupe belge « Les Baladins du Miroir ». Plus de vingt ans après, je découvre un nouveau songe, cette fois par la troupe du Théâtre de la Véranda … -
Steven Isserlis invité par l’Orchestre de Chambre de Paris, sous la direction de Douglas Boyd - c’était le 10 janvier au Théâtre des Champs Elysées.

Les pièces composées pour le violoncelle sont aussi peu nombreuses que les concerts qui lui sont dédiés, heureusement l’Orchestre de Chambre de Paris ne manque pas d’idées et ses choix sont aussi riches qu’éclectiques. -
« Ce que le djazz fait à ma djambe » au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 4 février
Les artistes ont toujours un problème : quand ils chantent ils voudraient danser, et quand ils jouent la comédie ils voudraient être musiciens, et lycée de Versailles... Jacques Gamblin lui aurait aimé être un musicien, c’est au Théâtre de l’Atelier qu’il a choisi de nous raconter son rêve dans «Ce que le djazz fait à ma djambe» (créé en 2011 lors du Festival de Jazz Sous les pommiers). -
"Roméo et Juliette" au Théâtre National de Chaillot, jusqu'au 24 décembre
Déjà, il y a la musique de Prokofiev. Si colorée, si vivante, il est aisé de comprendre pourquoi une somme éhontée de compositeurs s'est inspirée à grandes brassées de ces oeuvres éblouissantes.La tragédie antique gravée dans le marbre par Shakespeare est le passage obligé en matière de création, l’exercice de style n’échappe pas aux auteurs dramatiques, aux compositeurs (pas moins de vingt-quatre Opéras) autant qu’aux chorégraphes. L’entreprise s’avère en réalité des plus ardues, se frotter à toutes formes de comparaisons est bien ce qui est de plus risqué et parfois aussi de plus ingrat.
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"Quintessence", Alexis Gruss et les Farfadets à Paris (Porte de Passy) jusqu'au 19 février 2017 et en tournée dans toute la France
En attendant de découvrir les impressions du blog sur le nouveau spectacle du Cirque Alexis Gruss "Quintessence", je vous propose de retrouver la magie du précédent spectacle entre ces lignes : PÉGASE ET ICARE,
LE CIRQUE ALEXIS GRUSS -
"42nd Street" au Théâtre du Châtelet jusqu'au 8 janvier 2017
L’expression consacrée « Broadway est à Paris ! » s’est ringardisée avec la création des comédies musicales telles que Singin’ in the rain en 2015 ou peu de temps auparavant Un Américain à Paris en 2014, aujourd'hui il est coutume de dire : « Châtelet is in Broadway !»...
Pendant que les prestigieuses productions du Théâtre du Châtelet s’exportent outre-Atlantique, une toute nouvelle création de 42nd Street va réchauffer l'ambiance des prochaines soirées parisiennes. -
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d’Art Moderne, jusqu’au 26 février 2017
La rétrospective tracée par le Musée d’Art Moderne commence par le Voyage autour de ma chambre, ensuite de nombreux autoportraits et portraits de précipitent jusqu’aux scènes de guerre et bibliques de crucifixion et la monumentale « Passion ». Bernard Buffet colle son œuvre à une culture des Beaux Arts indiscutable et dense, les thèmes des grands Maîtres ne lui échappent pas. Jeune artiste, il peint partout, il cloue des draps sur les murs pour y jeter sa peinture. Il ne s'arrêtera pas jusqu'à La Mort, ce sera aussi le titre de sa dernière série d'oeuvres.
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Le Cid au Théâtre le Ranelagh jusqu’au 15 janvier 2017
Le Cid de Pierre Corneille est la pièce dont les répliques sonnent comme des tubes de la chanson : « O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie ! », « Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort – Nous nous vîmes trois milles en arrivant au port… ». La pièce tragi-comique, incontournable par son étude dans les classes des collèges et lycées, a été fortement marquée par l’interprétation de Gérard Philippe dans le rôle de Rodrigue, selon une mise en scène de Jean Vilar dans les années 50.Aujourd’hui, le Grenier de Babouchka, orchestré par Jean-Philippe Daguerre, dont j'ai beaucoup apprécié le travail pour son Cyrano en septembre 2015, s’attaque au monstre sacré sous la voûte boisée du Théâtre Le Ranelagh.
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Dom Juan de Jean-François Sivadier au Théatre de l'Odéon, jusqu'au 4 novembre 2016
Au Théâtre de l'Odéon, le metteur en scène Jean-François Sivadier fait tout ce qui se fait déjà et ce qui a déjà été vu : il crée une amusante complicité entre le public et ses comédiens, fait chanter son Dom Juan sur des accents Soul music (un entracte suggéré très divertissant), désarticule l’envers et l'endroit du décor, dénude tout entier son héros, jonche la scène d’amas divers, … Jusque là tout va bien, les aficionados du 'Théâtre subventionné', et de mise en scènes contemporaines, ont un os à ronger. Mais, le talent de Jean-François Sivadier ne s’arrête pas là. -
"Moi, moi & François B." au Théâtre Montparnasse
Il n’y aura pas de synopsis.
Non, c’est hors de question.
Si je raconte, ne serait-ce que quelques bribes, je vais gâcher la surprise, concoctée par l’auteur Clément Gayet, dans laquelle François Berléand tient le haut de l’affiche.
Le titre de la pièce et sa distribution suffiront pour cette fois et quelques impressions… -
Wonder.land au Théâtre du Châtelet jusqu’au 16 juin 2016
Afficher et partager sa vie sur les réseaux sociaux, musarder de mur en mur, piéger l’information inédite, fournir et influencer la toile à coups de commentaires dont la syntaxe n’est pas toujours dès plus élégantes, user d’ailleurs d’un vocabulaire dédié, et puis aussi transposer sa vie dans un jeu sur des rythmes synthétiques, projeter ses performances, s’imaginer autrement, être un autre. Cet avatar fabriqué de toutes pièces par les envies autant que par les frustrations accompagne désormais le quotidien d’un bon nombre d’entre nous et en particulier les adolescents. Accrochée à ses smartphones et autres tablettes démoniaques, la jeunesse a trouvé un espace de jeux qui la fait se sentir plus libre, en apparence, une sorte d’échappatoire contrôlée où tout semble possible. Lewis Caroll avait inventé un de ces mondes rêvés dans son livre « Alice's Adventures in Wonderland», le compositeur pop-rock britannique Damon Albarn l’a formidablement ré-enchanté sur la scène du Théâtre du Châtelet dans "wonder.land".
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« Un bateau pour Lipaïa » au Théâtre du Vingtième, jusqu'au 3 juillet 2016
L’amour a le talent d’unir ceux que tout oppose, et souvent à des moments totalement inattendus, c’est ce que souhaite nous dire l’auteur Alexeï Arbuzov. Rodion est médecin, il est un homme sérieux. Une nostalgie douloureuse a ralenti sa vie, les émotions nouvelles ne peuvent plus l’atteindre, la souffrance du passé l’empêche d’avancer, de voir un peu plus loin... Il y a comme une chape de plomb posée sur le fil de sa vie.
Lidia est une ancienne artiste de cirque. Rêvant de ce qu’elle a été et de ce qu’elle aurait pu être, elle échappe à la réalité par son caractère fantasque. Ré-enchantant le passé autant que le présent, elle sublime le temps qui passe. Ils se rencontrent, ils se fuient puis se cherchent. -
« Et pendant ce temps Simone Veille » au Studio Hébertot jusqu’au 26 juin 2016
La genèse : 1939-1945, la guerre. Alors que les hommes sont au front, les femmes travaillent, elles font tourner l’économie du pays. Dans les usines et les bureaux, elles s’activent pour que notre société ne s’effondre pas malgré le chaos. Cette nouvelle, et courte, « indépendance » a du goût, celui de la liberté.L’excitante saveur est tenace, elle va se transmettre sur quatre générations de femmes, de 1950 à nos jours.
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"Simul, Histoire d'Hommes" de Redha Benteifour

Les sociétés, dans lesquelles nous évoluons, sont souvent porteuses de désillusions, servies par un individualisme forcené, et, bâillonnées par d’encombrants carcans.
L'art est toujours porteur de réconfort et a souvent une réponse à proposer : ainsi, ces mêmes sociétés décevantes ont le mérite de faire naître des artistes qui savent traduire ce désarroi ou exprimer des révoltes face à cette somme infinie d’indifférence. Pour cette fois, c’est le chorégraphe Redha Benteifour qui est à l’origine de ce genre d’œuvre, sous le titre « Simul », interprétée par sa magnifique compagnie de danse.
L’homme use de la chorégraphie comme d’une glaise épaisse et rugueuse, Redha malaxe la substance, il laisse volontairement émerger les aspérités, une sorte de vocabulaire en reliefs. Il y a des ensembles merveilleux, des enchaînements de virtuose, la rigueur sophistiquée d'une danse brute, presque primitive, une danse à corps et à cris. -
« Double Je », jusqu’au 16 mai au Palais de Tokyo

« Double Je » au Palais de Tokyo est une exposition intelligente. Le concept s’appuie sur une intrigue policière imaginée par Franck Thilliez. Il s’agit d’une enquête palpitante et extrêmement détaillée sur les métiers des artisans d’art.
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Le Crime de l'Orpheline au Théâtre Le Ranelagh
Philippe Lelièvre porte bien son nom, il est un homme pressé. A la radio, à la télévision, au cinéma, il écrit, il anime, il joue, il dirige, il est un touche-à-tout intrépide et curieux. Et puis, il y a la scène, sûrement la source de ce renouvellement artistique dont cet artiste fait preuve. Pour Le Crime de l’Orpheline, Philippe Lelièvre est à la mise en scène, la pièce se joue dans la salle boisée du Théâtre le Ranelagh depuis le 1er avril, et - comme sa date l’indique - il s’agit d’une farce. -
L'Orchestre des Objets trouvés, jusqu'au 19 mars à L'Olympia
Il y a près de vingt ans, si vous n’avez pas découvert le décapant et formidable Stomp, si vous n’avez jamais assisté au spectacle si drôle, et, si inventif, des Poubelles Boys, je vous conseille vivement de réserver vos places pour l’Olympia afin d’assister au show de l’Orchestre des Objets Trouvés...Ils sont à l’Olympia et c'est jusqu’au samedi 19 mars.
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"Traces" à Bobino se prolonge jusqu'au 23 avril 2016
« Traces » : un des spectacles dont tout le monde parle. La phrase est accrocheuse : « consacré parmi les 10 meilleurs spectacles de 2011 par le TIME », et l’affiche est une réussite graphique. Bobino fait le plein. Le propos est sombre, une fin du monde est annoncée, les artistes se réfugient dans un abri de fortune, en l’occurrence la scène de Bobino pour y exprimer la vie, leur passé. L'envie est irrésistible celle de laisser une trace de leur passage.
Une succession de danses acrobatiques endiablées s’enchaîne sur la scène, jongleurs, équilibristes mais aussi trapézistes se défoulent dans un très intéressant mouvement poétique qui mêle la performance physique au dessin. -
Tartuffe, jusqu'au 25 mars - Ateliers Berthier
L’idée la plus fausse est bien celle de croire que « personne n’est irremplaçable » ! Le metteur en scène, Luc Bondy, qui fut aussi Directeur du Théâtre de l’Odéon, est une personnalité artistique dont l’absence ne pourra être comblée que par l’empreinte magistrale laissée par ses créations. Créé en 2014, Tartuffe avait remplacé Comme il vous plaira de Shakespeare que devait monter, un autre génie, Patrice Chéreau. Puis dans le corps bétonné des Ateliers Berthier, la reprise de Tartuffe a pris la place de la création d’Othello, entreprise trop ardue, Luc Bondy était bien trop malade pour s’y atteler.
Le 28 novembre dernier, Luc Bondy quittait ce monde sans pour autant éteindre la lumière de son talent.
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"Duel, opus 2" au Théâtre du Palais-Royal, jusqu'au 15 avril 2016
« Les personnes qui ne donnent pas une seule chance à la musique de changer le monde sont celles qui n'aiment pas la musique ».
Ben Harper (L’Express 2003)Cette devise est en parfaite adéquation avec le spectacle "Duel, opus 2" proposé par le violoncelliste Laurent Cirade, et, le pianiste Paul Staïcu. Ces musiciens de formation classique ont décidé, d’un commun accord, même si au sein de « Duel, opus 2 » tout les oppose, de vivre leur art en toute liberté.
Arracher les étiquettes, décloisonner les genres, bousculer les codes, "Duel, opus 2" est une histoire de saltimbanques pas comme les autres...
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"Libres sont les papillons" au Théâtre Rive-Gauche
La pièce de Broadway, Butterflies are free, de l'auteur américain Léonard Gershe récompensé en 1973 par un Writers Guild of America Award, semble vouloir prolonger son succès à Paris...Quentin (Julien Dereims) vit dans un studio du quartier de Barbès à Paris, il est musicien. Sa voisine, Julia (Anouchka Delon) est une comédienne en devenir. La mère de Quentin (Nathalie Roussel), écrivaine et bourgeoise de Neuilly, souhaite protéger son fils des femmes, de la vie...
C'est une tradition, les pièces dites "de boulevard" ornent les frontons des Théâtres Privés Parisiens, ceux du 9ème arrondissement mais aussi ceux de la rue de la Gaité ; c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’une pièce avec une mise en scène sans surprise, mais efficace, de Jean-Luc Moreau, et, avec une adaptation sans surprise aussi, mais aussi efficace, d’Eric Emmanuel Schmitt.
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"DUEL, opus 2" au Théâtre du Palais-Royal, dès le 5 février et jusqu'au 15 avril 2016
Raymond Devos disait : « Le rire est une chose sérieuse ! », le violoncelliste Laurent Cirade, et, le pianiste Paul Staïcu ne sauraient contredire la maxime du Maître de la dérision. Les intrépides virtuoses se sont libérés d’une technique, déjà éprouvée sur les bancs des conservatoires, orchestres prestigieux et en tant que soliste, pour créer « Duel ».En interprétations loufoques, délicates espiègleries, digressions délirantes, et intentions théâtrales, les musiciens débridés traversent un répertoire coloré : jazzy, rock, populaire ou classique ; toutes les musiques se confrontent, à la fois aux insolentes cordes du violoncelle, aux tendres touches du piano et autres instruments surprenants (scie, fil de pêche, didgeridoo,…).
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Madame Bovary au Théâtre de Poche-Montparnasse, à 19h du mardi au samedi et le dimanche à 17h30
Cette petite bourgeoisie de province et son ennui caractéristique, Gustave Flaubert en connaît bien les travers pour l’avoir vécu auprès de ses parents alors que son père était chirurgien à l’Hôpital de Rouen. Ce louable ennui a fait naître un des plus grands romans du XIXe siècle, « Madame Bovary », aujourd’hui adapté en version scénique au Poche-Montparnasse.Ce spectacle est un délice, doux et amer à la fois : un gâteau au chocolat sucré cerné d’amandes croquantes roulées dans du pur cacao, fourni de zestes d’oranges et de citrons… parfait pour cet hiver !
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Pégase et Icare, le Cirque Alexis Gruss jusqu'au 6 mars 2016, Porte de Passy Paris 16.
Au bord d’un des lacs du Bois de Boulogne, le plus pur des arts du spectacle s’exerce sur la scène circulaire d’Alexis Gruss.Nous sommes accueillis avec attention et gentillesse, les sourires clignotent, nous nous engouffrons dans la tiédeur du chapiteau comme dans un passage vers un ailleurs réconfortant. Les démonstrations équestres du spectacle précédent ont laissé un parfum d’écurie qui se mêle aux effluves des barbes à papas, pop-corn et autres plaisirs sucrés échappés des guinguettes colorées qui cernent l’entrée du public...
Le ciel de toile est orné d’armatures brillantes aux entrelacements savants, le ton est à la mythologie, Pégase et Icare promettent de se partager la vedette.
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Singin'in the rain au Théâtre du Châtelet jusqu'au 15 janvier 2016
C'était en mars 2015 au Châtelet et c'est à nouveau à l'affiche jusqu'au 15 janvier 2016 : attention chef-d'oeuvre !
Le magicien - Ma première fois c’était en 1993 au Grand Théâtre de Bordeaux pour Les Noces de Figaro. William Christie dirigeait la musique, et, Robert Carsen architecturait l’espace. Ce soir là, je découvrais qu’il était donc possible de faire traverser la lumière du jour jusqu’à la scène d’un théâtre ? Une autre dimension s’ouvrait… Ce fut un éblouissement, à tel point que mon regard sur les choses de l’éphémère changea définitivement.
Robert Carsen, le metteur en scène canadien, est capable de ça et de bien d’autres choses. Que ce soit pour Disneyland (Buffalo Bill’s Wild West Show), pour les plus grands opéras, le théâtre ou pour des scénographies d’expositions (L’Impressionnisme et la Mode, Musée d’Orsay 2012), Robert Carsen est un illusionniste.
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"J'avais un beau ballon rouge " au Théâtre de l'Atelier
J’aurai bien aimé que Romane Bohringer soit mon amie. D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours eu cette drôle d’impression. Cela doit être un truc de fan, une sensation familière et un peu irrationnelle.
Ce soir-là, chacune à notre place, elle, sur scène, et moi, dans les rangs des spectateurs, nous avons rendez-vous au cœur de Montmartre, là où le fantôme de Charles Dullin hante encore les cintres, dans le très précieux Théâtre de l’Atelier.Pour la pièce « J’avais un beau ballon rouge », Romane Bohringer est aux côtés de son père Richard Bohringer, c’est une première fois. Troublant.
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"Norman sur scène" au Palace
Norman au Palace, c’était vendredi 13 novembre, rue du faubourg Montmartre. À la sortie du spectacle, encore ignorants des évènements mais affolés par la tension de la rue et des messages ahurissants reçus sur mon téléphone, nous nous sommes engouffrés dans le dernier métro de la soirée, préssés de retrouver nos proches. J’ai mis du temps à repenser à « cet avant ». Pourtant, voici un très joli souvenir de spectacle, il ne sera pas le dernier !Je lui avais promis. Cela faisait près d’un an que mon fils de 11 ans insistait pour aller voir le one-man-show de Norman. Prenant un air concerné, j’écoutais sa demande, je prenais soin de la ranger bien haut sur l’étagère « on verra plus tard ». Seulement, les garçons se sont acharnés : l’un a multiplié les succès, en province et à Paris, en comptabilisant plus de 200 000 spectateurs venus assister à son spectacle, et l’autre, attentif à la progression de son idole absolue, a recouvert toutes les surfaces visibles de l’appartement (porte, frigo, bureau,...) par des post-it : « penser places Norman », « Norman à Bobino », « Norman à la Cigale »… prose remplacée petit à petit par des « Norman avec des cœurs », puis par un « Merci Maman, je t’aime » subrepticement glissé sous l’oreiller. Impossible de me défiler.

