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  • Théâtre du Châtelet : De l’autre côté de la lune

    Le Théâtre du Châtelet a toujours ouvert sa saison avec faste, ce mois de septembre est différent. 

    Le Mexique est à l’honneur avec Cruzar la Cara de la Luna.Il s’agit du tout premier «opéra mariachi» : une rencontre entre la musique populaire et l’école classique de l’Opéra. Le compositeur José «Pepe» Martinez et le groupe Mariachis Vargas de Tecalitlán, dont on dit qu’il est le «meilleur mariachi du monde», ont été sollicités par l’Opéra de Huston, pour être accompagnés par le très renommé librettiste et metteur en scène de Broadway, Leonard Foglia. 

    cruzar la cara de la luna,théâtre du châtelet

    L’histoire est dramatiquement universelle, l’immigration mexicaine aux Etats-Unis, quand la nostalgie des origines vient bousculer les contraintes sociales à travers trois générations. 

    Pourtant malgré la noblesse du thème et l’interprétation juste de ses musiciens et chanteurs, Cruzar la Cara de la Luna pâtit d’une mise en scène quasi inexistante, pour une version semi-scénique c’est plutôt embêtant... La musique bat son plein au rythme des trompettes, violons, harpe et vihuela, les rythmes ensoleillés feraient même penser au premiers accents d’une opérette digne de Maurice Lehmann. Seulement, ce n'est pas du tout cela. La découverte de la musique mariachi nous apprend à quel point elle a certainement influencée un grand nombre de compositions, mais en ces murs et sur cette scène cet attrait semble insuffisant. 
    Tout de même, il s’agit du Théâtre du Châtelet, il est dommage de laisser ainsi ces musiciens seuls, statiques, en fond de décors, alors qu’un formidable espace est prêt à vibrer sous leurs pieds...  Entre dimension politique ou folklorisme consensuel, on ne sait pas trop, il y a un manque de parti pris évident. L'idée est originale et audacieuse, mais il s'agit juste de l'idée. Je suis sortie du spectacle en fredonnant, quand on m'a demandé ce que je pensais du spectacle,  j'ai soupiré, en fait je crois que je n'avais pas trop envie d'avouer ma déception.

    Laurence Caron-Spokojny

     

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  • La Route de Cormac Mc Carthy

    Récompensé par le Prix Pulitzer en 2007, La route de Cormac Mc Carthy livre les plus beaux échanges de la littérature entre un père et son fils.

    Outre le contexte épouvantable du monde dans lequel ces deux êtres sont précipités, cette vision moribonde efface toutes formes d'artifices afin que l'auteur touche à l'essentiel des sentiments.

    Ce livre m'a bouleversé, depuis sa lecture je vis avec lui, il m'accompagne ...


    la route, Cormac McCarthy

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  • Bienvenue dans le monde merveilleux de Sunderland...

    British à souhait : un brin rock'n roll, ambiance "Full Monty" (le film de Peter Cattaneo -1997) dans une Grande-Bretagne nostalgique à la jeunesse desabusée par un chômage abusif... 

    Perchées sur leurs talons, bijoux pacotilles tape à l’oeil, cigarette pendue aux lèvres, pull court et mèches rebelles, aguicheuses pour se défendre : Sally et sa meilleure amie sont abandonnées par leur famille, par la société, par la vie, les deux jeunes femmes se débattent. 
    Dehors, il pleut et le moral de la ville varie en fonction des exploits ou des déboires de son équipe de football.  


    petit théâtre de parisIl s’agit de trouver l’argent nécessaire pour que la petite soeur «toquée» puisse rester sous le même toit, il n'est pas question qu'elle retourne au «Centre». Sally est prête à tout. Est-il possible de s’extirper d’une vie que l’on n’a pas souhaité ?   

    Le propos est dramatique du début à la fin. Pourtant, Clement Koch, l’auteur de la pièce, déploie des trésors d’ingéniosité pour nous fait rire et rien n’est plus noble que de capter ainsi l’attention du public sur un sujet aussi grave. Les réparties fusent, et les rires pleuvent, eux aussi. Cela se passe tout en finesse. La justesse de la mise en scène de Stéphane Hillel laisse la part belle aux comédiens, ils jouent tous avec naturel tout en sachant faire vibrer les planches aux moments souhaités. Les rôles plein de charme sont admirablement bien distribués et l’écriture pour chacun est certainement un régal à jouer. Rien n’est lourd et grinçant, tout est fluide et presque aérien. Quand le rideau tombe, comme pour une bonne série tv, on attend la suite. 

    Finalement, Sunderland est un monde assez inattendu... 

    Laurence Caron-Spokojny

    Actuellement au Petit Théâtre de Paris.

    Avec : Elodie Navarre, Constance Dollé, Léopoldine Serre,Vincent Deniard,Vincent Nemeth, Thierry Desroses, Pascale Mariani et la participation de Bénédicte Dessombz.

    Mise en scène : Stéphane HILLEL, assisté de : Chloé Simoneau

    Décor: Jacques VOIZOT

    Musique: François PEYRONY

    Lumières: Laurent BEAL

    Costumes: Cécile MAGNAN

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