A Paris, en 1948, Samuel Beckett traverse une période sombre. Après s’être engagé au sein de la Résistance, l’auteur irlandais et futur Prix Nobel de littérature (1969), s’interroge sur la condition humaine. Ce désenchantement d’après-guerre va créer une véritable révolution théâtrale. « En attendant Godot » est écrit en français, une langue pour laquelle Beckett nourrit un véritable attachement en y révélant un style volontairement sobre. Roger Blin a créé la pièce en 1952 au Théâtre de Babylone, Peter Brook à Londres en en 1955, puis Jean Vilar, Antoine Vitez, Patrice Chéreau, Patrice Kerbrat, Alain Françon, … la liste est longue. Sur les bancs des écoles autant que dans les théâtres privés ou subventionnés, « En attendant Godot » est une œuvre majeure, un monument.
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En attendant Godot au Théâtre de l'Atelier
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"En attendant Godot" à La Scala jusqu'au 8 avril
En 1996, c'est une claque ! Pierre Arditi est Vladimir, Marcel Maréchal est Estragon, Robert Hirsch est Pozzo, Jean-Michel Dupuis est Lucky, tous réunis sous la houlette de Patrice Kerbrat au Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées. Samuel Beckett a bondi d’entre les pages de mes lectures, plus vivant que jamais, la mise en scène et les interprétations données par chacun des comédiens restent figées dans ma mémoire pour cette production, impossible à dépasser... Cependant, depuis la semaine dernière sur le bord du boulevard de Strasbourg, la Scala affiche En attendant Godot. Beckett reste irrésistible, et puis une mise en scène d’Alain Françon, une des vedettes du théâtre français, ne peut qu’éveiller l’interêt. En attendant Godot à La Scala - créé en juin dernier aux Nuits de Fourvière - promet d’être un événement.
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