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« Les jumeaux vénitiens » de Carlo Goldoni au Théâtre Hébertot

Carlo Goldoni,Jean-Louis Benoît,Maxime d’Aboville,Olivier Sitruk,Victoire Bélézy,Philippe Berodot,Adrien Gamba-Gontard,Benjamin Jungers,Thibault Lacroix,Agnès Pontier,Luc Tremblais,Margaux Van Den Plas,Jean Haas,Joël Hourbeigt,Frédéric Olivier,Laurent Delvert,theatre hébertot,les jumeaux vénitiensDeux jumeaux, Zanetto et Tonino, sont séparés à leur naissance : Zanetto est élevé dans la montagne, Tonino à Venise. Le premier est un crétin, le second un habile homme. Vingt ans après, le hasard les fait arriver en même temps à Vérone pour retrouver leurs dulcinées : chacun des deux ignore que son frère se trouve dans la ville, ce qui va créer une succession de quiproquos, de situations invraisemblables et loufoques propres à semer le désordre dans les esprits et le désarroi dans les cœurs. Duels, amours et désamours, fuites éplorées, intervention de la police, retrouvailles, emprisonnement…

En 1707, l’auteur dramatique italien Carlo Goldoni nait à Venise, pourtant on le placerait volontiers juste entre les auteurs bien français Molière et Marivaux. Avec cette folie rythmée si particulière à la commedia dell’arte et ce goût pour un réalisme infiniment moderne, la pièce « Les jumeaux vénitiens » au Théâtre Hébertot décape le Boulevard des Batignolles jusqu’au 31 décembre.

Comme Goldoni, Maxime d’Aboville a commencé par étudier le droit puis c’est le théâtre qui l’a absorbé toute entier. Sur la scène d'Hébertot, il est en tête du peloton et joue deux rôles à la fois. La performance est inscrite dans l’ADN du comédien. En 2015, je crois l’avoir vu franchir le Boulevard du Montparnasse pour enchaîner le rôle de Charly Chaplin au Théâtre Montparnasse, juste après celui de The servant (Molière du comédien) au Poche-Montparnasse, à moins que ce ne soit pour Une leçon d’Histoire de France toujours au Poche-Montparnasse cette même année… Cette carrière menée à vive allure se fait cependant dans la justesse, Maxime d’Aboville distingue très précisément ses personnages. Les nuances des attitudes, postures et autres étranges accents de ces jumeaux vénitiens sont un régal pour le public, autant dans le comportement physique que psychologique. Le comédien joue avec une aisance rare, plus le public exprime sa joie, plus Maxime d’Aboville lui offre de quoi rassasier sa gourmandise, une véritable débauche de jeux. Et puis, il y a Olivier Sitruk, il campe un Pancrace cynique, entre Tartuffe sournois et vampire ténébreux : excellent ! La troupe qui noue et verrouille les rouages de la farce tout autour d'eux est bien choisie et maintient l’intrigue burlesque jusqu’au bout sans faillir. Les costumes de Frédéric Olivier sont souples et chatoyants, la mise en scène de Jean Louis Benoît est vive et efficace. La fin n’est pas tout à fait celle que l’on imaginait, bâclée, tirée par les cheveux, je ne sais pas bien… A vous de voir, sans tarder.

Laurence Caron

Lien permanent Catégories : EN FAMILLE, SCENES 0 commentaire Imprimer

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