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opéra de paris

  • PLAY d'Alexander Ekman à l'Opéra Garnier jusqu'au 31 décembre 2017

    alexander ekman,opéra,ballet,opéra de parisEn 2014 sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées, Alexander Ekman avait fait verser 6 000 litres d’eau pour son Swan Lake. Ce fut une cascade d’éloges. A l’époque, tous ont soupiré d'extase et le public parisien s’est précipité en rangs serrés sur les marches de l’avenue Montaigne pour assister au show. Un must, immanquable et résolument hype. 

    Pour « Play », sur toute la profondeur du plateau de Garnier, le chorégraphe suédois propose une étendue blanche couverte d’un ciel cubique où musiciens et  une chanteuse gospel réchauffent l’atmosphère. Le ballet de l’Opéra parcourt la lumière, belle comme celle du jour, il entraine à sa suite des diagonales endiablées rythmées par des cris joyeux. Le plat s'annonce doux et très sucré.

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  • Woudwork 1 et Pas./parts de William Forsythe au Palais Garnier

    William Forsythe fait de sa danse une oeuvre plastique vivante. Les corps se déroulent et s’enroulent emportés par un vent démoniaque, les jambes battent, infiniment hautes, et, magnifiées par des bras qui s’élèvent vers un ciel conquis. Puis une accalmie, dans une précision d’horloger, les chorégraphies, de Woudwork 1 puis celle de Pas./parts, de William Forsythe décortiquent la danse avec une science exacte et harmonieuse sur les sons de Thom Willems. Une sorte d’étude cognitive du mouvement, la danse de William Forsythe éveille des sensations insoupçonnées nées d'une intuition raisonnée. L’intelligente alternance, lumière chaude - lumière crue, musique lancinante - stridente ou fortement rythmée, espace comblé – vide vertigineux, tient en alerte sans jamais faiblir sur le plateau noir du Palais Garnier qui ne m’a jamais paru aussi grand. Avec ce chorégraphe, le ralenti est intense autant que le vide est dense !

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    L'exacte maîtrise offre une grande liberté à l'expressivité du corps, le Ballet de l'Opéra de Paris le démontre à chaque instant. Les reliefs des muscles sont révélés, affutés et puissants, aussi par les costumes de Stephen Galloway, les danseurs se fondent dans leurs rôles, concentrés et énergiques, une sorte de lyrisme définitivement contemporain s’inscrit. La technicité de la danse classique est pourtant toujours présente dans les pas de Forsythe, hautement respectée, l’expression est majeure, forte, elle est juste dépouillée de toutes formes d’artifices pour être réinventée. William Forsythe est un maître fondateur de la danse d’aujourd’hui, et il fut pour moi une révélation, il y a plus de 20 ans au Théâtre du Châtelet…

    Laurence Caron-Spokojny

    Lander/ Forsythe, jusqu'au 4 octobre au Palais Garnier : visionner la présentation de cette soirée par Brigitte Lefèvre.

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