Depuis 1680, la Maison de Molière - la Comédie-Française - demeure un formidable territoire de préservation du théâtre français et de ses auteurs, classiques, modernes ou contemporains, avec un talent créatif qui ne cesse de se renouveler ! Le Bourgeois gentilhomme, l’un des grands succès du répertoire, écrit aujourd’hui une nouvelle page, offerte hors les murs de l’institution, au Théâtre de la Porte Saint-Martin.
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Le Parc à l'Opéra Garnier, jusqu'au 25 février
Ce soir-là de 1994, je me souviens de tout, et - à la différence de nous, petits et humbles spectateurs - Le Parc d’Angelin Preljocaj n’a pas pris une ride, il fut initialement commandé pour le Ballet de l’Opéra National de Paris. A cette époque Patrick Dupond est aux commandes de la compagnie de Ballet de l'Opéra, poursuivant une politique d’ouverture, de nombreuses pièces contemporaines entrent au répertoire comme celles de Merce Cunningham, Philippe Decouflé, Jean-Claude Gallotta, William Forsythe, Jerome Robbins, Mats Ek... et Angelin Preljocaj. Il y a 32 ans, sur le concerto pour piano n23 en la majeur de Mozart, les Etoiles Isabelle Guérin et Laurent Hilaire inscrivent ce pas de deux dans les grandes pages de toute l’histoire de la danse. Ce baiser interminablement beau - l’envolée de cette chemise de mousseline balayée par la chevelure, où le danseur fait tournoyer sa partenaire au-dessus du sol - devient culte.
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"Croire aux fauves" à la Scala, jusqu'au 13 avril
« Croire aux fauves », paru chez Gallimard en 2019, est un véritable succès littéraire qui a depuis connu plusieurs réimpressions. L’histoire commence en août 2015, quelque part sur la pente d’une montagne du Kamtchatka, aux confins de la Sibérie, Nastassja Martin réalise un étude auprès des Évènes, c’est la première expérience « terrain » de la jeune anthropologique. Sur ce territoire, les Évènes vivent de la chasse et de la pêche, dans la forêt à 600 kilomètres du premier village. Attaquée par un ours, Nastassja Martin se retrouve défigurée mais vivante, il s’ensuit pour elle un parcours infiniment douloureux d’hospitalisations en Russie puis à Paris. Les Évènes lui ont dit : "Maintenant, tu es miedka", mi-femme, mi-ours »… Nastassja Martin raconte cette rencontre extrêmement violente, et à fois étonnement constructrice, avec l’ours, sous le prisme de la vision animiste du monde.
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