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« DABADIE OU LES CHOSES DE NOS VIES » au Théâtre de l'Atelier

theatre,chanson,cinema,sketch,theatre de l'atelier,jean-loup dabadie,clarika,maissiat,mathieu geghre,camille duchemin,emmanuel noblet,damien valade,anne laurin,guillaume prunevieille,maud heintzC'est une avalanche étourdissante. Michel Polnareff, Guy Bedos, Claude Sautet, Michel Piccoli, Romy Schneider, Yves Robert, Serge Reggiani, Régine, Claude Pinoteau, Mireille Matthieu, Claude François, Barbara, Julien Clerc, Johnny Hallyday, Jean-Paul Rappeneau, Jean Becker, Michel Sardou, Yves Montand, Dalida, Barbara, Jacques Dutronc, Johnny Hallyday, Isabelle Boulay – et j’en oublie - ont tous été traversés et souvent propulsés par la plume de Jean-Loup Dabadie. Des mots précieux, fragiles et  puissants, agiles comme des acrobates, mélancoliques ou comiques, en apparence légers et pourtant profonds.

D’abord romancier, puis journaliste, la télévision, le théâtre, le cinéma et la chanson ont vite fait de se disputer la poésie contemporaine de l’auteur français, certainement le plus fécond des années 60 aux années 80, et au-delà. Il est le premier saltimbanque à entrer à l’Académie française en 2008, Jean-Loup Dabadie sème des mots chics qui parlent d’amours absolus et impossibles, d’humours policés et décalés, et de situations au charme fou. Le dimanche 24 mai 2020, nous sommes tous un peu orphelins, Jean-Loup Dabadie a quitté le monde matériel, il laisse à sa suite une œuvre monumentale.

Au Théâtre de l’Atelier, il y a toujours un rendez-vous musical, il s’est naturellement inscrit dans la saison théâtrale. « DABADIE OU LES CHOSES DE NOS VIES » arrive à point, en prologue aux fêtes de fin d’année, la douce nostalgie qui émane du spectacle émeut nos vies, ravive de tendres souvenirs et adoucit l’âme. Les artistes, entre dramaturgie et chanson, Clarika, Maissiat, Mathieu Geghre et Emmanuel Noblet ("Réparer les vivants") qui signe aussi une mise en scène ingénieusement ludique, créent un aparté nécessaire dans l'espace-temps qui occupe notre présent, débordant, trop rapide et trop tout. A contre-courant, entre répliques et airs immortels, Jean-Loup Dabadie appuie sur la touche stop, on rewind avec lui, c’est un plaisir rare, partagés par un public soupirant de gratitude, tous ravis de se laisser emporter au large, loin, vers des temps qui ont fondé nos imaginaires. Quant à ceux, plus jeunes, pour lesquels ce grand Monsieur « dit quelque chose » ou pas du tout : allez-y ! Confiants, abandonnez-vous au rythme, unique, c’est de la magie. Place Charles Dullin, on sort en chantant, en se promettant de revoir un film de Sautet, Pinoteau ou Truffaut, déjà assis dans le métro on cherchera avidement un sketch de Bedos en pianotant sur son téléphone. Ici, le tragique n’est pas si grave, l’insouciance est toujours un peu inquiète, l’humour est terriblement décapant tout en demeurant respectueux, et aussi, et surtout, la vie est une affaire sérieuse sous réserve de la vivre autrement.

Laurence Caron

Une création originale de et avec : Clarika, Maissiat, Emmanuel Noblet et Mathieu Geghre 
Montage des textes : Emmanuel Noblet avec Clarika et Maissiat
Piano, claviers et arrangements : Mathieu Geghre
Scénographie : Camille Duchemin
Lumières : Camille Duchemin et Emmanuel Noblet
Régie générale et régie lumière : Damien Valade
Régie son : Anne Laurin en alternance avec Guillaume Prunevieille
Costumes : Maud Heintz

Lien permanent Catégories : EN FAMILLE, LETTRES, ONDES & IMAGES 0 commentaire Imprimer

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