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  • "Le manteau de Janis" jusqu'au 25 mars au Petit Montparnasse

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    La programmation de la petite salle du Théâtre Montparnasse surprend toujours, c’est un credo auquel elle ne déroge pas depuis longtemps ! Aussi loin que je me souvienne : l’invraisemblable et géniale La Goutte de Guy Foissy avec Claude Piéplu et Jacques Seiler (1985), le magistral Fabrice Lucchini dans Voyage au bout de la nuit (1988), ou carrément plus récent, les bouleversantes Andréa Bescond  dans Les Chatouilles (2016) et Béatrice Agenin dans Marie des poules (2020), ou bien encore le remuant Adieu Monsieur Haffmann de Jean-Philippe Daguerre (2018). Le Petit Montparnasse a le don d'être à l'écoute des auteurs et des artistes afin de dénicher des phénomènes théâtrales et de leur donner l’élan nécessaire pour de vibrants succès ! Tout ceci est de très bonne augure pour Le Manteau de Janis d'Alain Teulié  prévu en ces lieux jusqu’au 25 mars.

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  • « On n'est pas là pour disparaître » au Théâtre14 jusqu'au 18 février

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    Il ne s’explique pas, il ne s’excuse pas, il ne se souvient pas.

    L’expertise psychiatrique  conclue que l’homme âgé de 72 ans est atteint de la maladie d’Alzheimer. Il a eu une crise de démence violente, un symptôme rare.

    Selon l'OMS, 139 millions de personnes dans le monde seront atteintes pas la maladie de A. à l'horizon 2050. Alors que l'art-thérapie est entré dans les parcours de soins pour améliorer la vie des malades, les auteurs et artistes eux aussi se sont appropriés le sujet (comme par exemple les films : Still Alice, The father, ...) pour faire rayonner autrement leur lecture de la maladie, une nouvelle preuve du formidable pouvoir de résilience de la nature humaine.

      

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  • FIN DE PARTIE au Théâtre de l'Atelier, jusqu'au 5 mars

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    La pièce, écrite en 1957 par Samuel Beckett, est un huis-clos tragi-comique dont la savoureuse étrangeté littéraire traite de la dégradation des corps, de la fuite des esprits, de l’impotence des sentiments, et pas seulement… Cette inévitable et cruelle fin d’existence, Beckett l’attaque comme une énigme, il apporte des indices teintés d’humour noir, truffés de répliques corrosives, parfois tendres, en ne s’épargnant pas d’aller enquêter au fin fond de nos âmes, recoins sombres, affres et autres tourments.

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  • Beaver Dam Company – Edouard Hue, à la Scala jusqu'au 28 janvier

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  • L’augmentation au Théâtre14 jusqu’au 21 janvier

    Georges Perec,Anne-Laure Liégeois,Olivier Dutilloy, Anne Girouard,theatre 14,l’augmentation,Production Le Festin "L’Augmentation" fut au départ écrite pour une fiction radiophonique puis jouée au théâtre dans une mise en scène de Marcel Cuvelier en février 1970. Obtenir un rendez-vous avec son supérieur hiérarchique pour lui réclamer une augmentation va au-delà de l’anecdote une fois qu’elle est passée par l’esprit de Georges Perec. Si ce n’est pas du cirque c’est un drame Shakespearien, et quand le rire ne vous empêche pas de reprendre votre respiration une sourde torture s’installe, sournoise. Car, c’est une chance pour vous, si le propos exploré par l’auteur ne vous interpelle pas sur un moment de votre vie. Dans l’écriture de Georges Perec il y a le monde dans son entier, une caricature de la sphère sociale et économique et en particulier du travail, dans une grande justesse avec des portraits de caractères d’une lucidité glaçante.
    Se jouant de la contrainte de la répétition, Georges Perec a la plume finement aiguisée, l’auteur se créé des ornières pour mieux sauter de côté, les difficultés semblent stimuler son imagination littéraire. Orphelin dès l’âge de sept ans, son père est tué en 1940 et sa mère est déportée trois ans plus tard, Perec est un familier du drame, le monde lui apparaît très nettement, tel qu’il est, très tôt. Pour « L’Augmentation », la géniale perspicacité de l’auteur, ce don pour observer le monde est élégamment assaisonnée d’un humour décapant et infiniment cynique.

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  • Pénélope de Jean-Claude Gallotta, au Théâtre du Rond-Point

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    Entre Joyce et Homère, le chorégraphe français, élève de Merce Cunningham, a démultiplié la vie d’Ulysse, et comme pour le héros éponyme le ballet devient mythique. Évidemment, Jean-Claude Gallotta ne s’arrête pas là. Comme tout bon créateur qui se respecte, il a fait l’homme, il manque la femme : Pénélope voit le jour dans une version opposée, d'un noir chic, elle est une figure féminine volontaire que toute les femmes souhaitent comme modèle, c’est à dire absolument pas résignée. Pénélope n’attend pas, elle est, elle aussi, une conquérante. Ce moment formidable de danse contemporaine se passe sur les planches du très cosy Théâtre du Rond-Point (dans lequel le Grenoblois est artiste associé), jusqu'au 22 janvier... Autrement dit, il n'y a pas de temps à perdre pour réserver ses places !

     

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  • "Camus – Casarès, une géographie amoureuse" à la Piccola Scala jusqu'au 29 janvier

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