L’expression consacrée « Broadway est à Paris ! » s’est ringardisée avec la création des comédies musicales telles que Singin’ in the rain en 2015 ou peu de temps auparavant Un Américain à Paris en 2014, aujourd'hui il est coutume de dire : « Châtelet is in Broadway !»...
Pendant que les prestigieuses productions du Théâtre du Châtelet s’exportent outre-Atlantique, une toute nouvelle création de 42nd Street va réchauffer l'ambiance des prochaines soirées parisiennes.
SCENES - Page 7
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"42nd Street" au Théâtre du Châtelet jusqu'au 8 janvier 2017
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Le Cid au Théâtre le Ranelagh jusqu’au 15 janvier 2017
Le Cid de Pierre Corneille est la pièce dont les répliques sonnent comme des tubes de la chanson : « O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie ! », « Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort – Nous nous vîmes trois milles en arrivant au port… ». La pièce tragi-comique, incontournable par son étude dans les classes des collèges et lycées, a été fortement marquée par l’interprétation de Gérard Philippe dans le rôle de Rodrigue, selon une mise en scène de Jean Vilar dans les années 50.Aujourd’hui, le Grenier de Babouchka, orchestré par Jean-Philippe Daguerre, dont j'ai beaucoup apprécié le travail pour son Cyrano en septembre 2015, s’attaque au monstre sacré sous la voûte boisée du Théâtre Le Ranelagh.
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Dom Juan de Jean-François Sivadier au Théatre de l'Odéon, jusqu'au 4 novembre 2016
Au Théâtre de l'Odéon, le metteur en scène Jean-François Sivadier fait tout ce qui se fait déjà et ce qui a déjà été vu : il crée une amusante complicité entre le public et ses comédiens, fait chanter son Dom Juan sur des accents Soul music (un entracte suggéré très divertissant), désarticule l’envers et l'endroit du décor, dénude tout entier son héros, jonche la scène d’amas divers, … Jusque là tout va bien, les aficionados du 'Théâtre subventionné', et de mise en scènes contemporaines, ont un os à ronger. Mais, le talent de Jean-François Sivadier ne s’arrête pas là. -
"L’Interlope" jusqu’au 30 octobre au Studio-Théâtre de la Comédie Française

Pendant que le succès « Les Damnés » fait le plein de la salle Richelieu jusqu’en janvier 2017, « L’Interlope » au Studio-Théâtre démarre sur les chapeaux de roues. La saison de la Comédie-Française mise en œuvre par Eric Ruf commence très bien. A grandes enjambées, pour 2016/2017, le répertoire théâtral est fouillé du classique au contemporain, avec cette aisance d’équilibriste dont seuls les talents de cette Maison ont le secret.
C'est au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, nichée au creux du Carrousel du Louvre, une discrète annexe très judicieusement aménagée où l’acoustique est notamment exceptionnelle ; en son sein vibre une matière protéiforme à chaque fois renouvelée, et, pour cette série dédiée à l’univers du cabaret, Serge Bagdassarian est à la conception et à la mise en scène pour faire émerger «L’Interlope».
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"Moi, moi & François B." au Théâtre Montparnasse
Il n’y aura pas de synopsis.
Non, c’est hors de question.
Si je raconte, ne serait-ce que quelques bribes, je vais gâcher la surprise, concoctée par l’auteur Clément Gayet, dans laquelle François Berléand tient le haut de l’affiche.
Le titre de la pièce et sa distribution suffiront pour cette fois et quelques impressions… -
Wonder.land au Théâtre du Châtelet jusqu’au 16 juin 2016
Afficher et partager sa vie sur les réseaux sociaux, musarder de mur en mur, piéger l’information inédite, fournir et influencer la toile à coups de commentaires dont la syntaxe n’est pas toujours dès plus élégantes, user d’ailleurs d’un vocabulaire dédié, et puis aussi transposer sa vie dans un jeu sur des rythmes synthétiques, projeter ses performances, s’imaginer autrement, être un autre. Cet avatar fabriqué de toutes pièces par les envies autant que par les frustrations accompagne désormais le quotidien d’un bon nombre d’entre nous et en particulier les adolescents. Accrochée à ses smartphones et autres tablettes démoniaques, la jeunesse a trouvé un espace de jeux qui la fait se sentir plus libre, en apparence, une sorte d’échappatoire contrôlée où tout semble possible. Lewis Caroll avait inventé un de ces mondes rêvés dans son livre « Alice's Adventures in Wonderland», le compositeur pop-rock britannique Damon Albarn l’a formidablement ré-enchanté sur la scène du Théâtre du Châtelet dans "wonder.land".
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« Un bateau pour Lipaïa » au Théâtre du Vingtième, jusqu'au 3 juillet 2016
L’amour a le talent d’unir ceux que tout oppose, et souvent à des moments totalement inattendus, c’est ce que souhaite nous dire l’auteur Alexeï Arbuzov. Rodion est médecin, il est un homme sérieux. Une nostalgie douloureuse a ralenti sa vie, les émotions nouvelles ne peuvent plus l’atteindre, la souffrance du passé l’empêche d’avancer, de voir un peu plus loin... Il y a comme une chape de plomb posée sur le fil de sa vie.
Lidia est une ancienne artiste de cirque. Rêvant de ce qu’elle a été et de ce qu’elle aurait pu être, elle échappe à la réalité par son caractère fantasque. Ré-enchantant le passé autant que le présent, elle sublime le temps qui passe. Ils se rencontrent, ils se fuient puis se cherchent. -
« Et pendant ce temps Simone Veille » au Studio Hébertot jusqu’au 26 juin 2016
La genèse : 1939-1945, la guerre. Alors que les hommes sont au front, les femmes travaillent, elles font tourner l’économie du pays. Dans les usines et les bureaux, elles s’activent pour que notre société ne s’effondre pas malgré le chaos. Cette nouvelle, et courte, « indépendance » a du goût, celui de la liberté.L’excitante saveur est tenace, elle va se transmettre sur quatre générations de femmes, de 1950 à nos jours.
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"Simul, Histoire d'Hommes" de Redha Benteifour

Les sociétés, dans lesquelles nous évoluons, sont souvent porteuses de désillusions, servies par un individualisme forcené, et, bâillonnées par d’encombrants carcans.
L'art est toujours porteur de réconfort et a souvent une réponse à proposer : ainsi, ces mêmes sociétés décevantes ont le mérite de faire naître des artistes qui savent traduire ce désarroi ou exprimer des révoltes face à cette somme infinie d’indifférence. Pour cette fois, c’est le chorégraphe Redha Benteifour qui est à l’origine de ce genre d’œuvre, sous le titre « Simul », interprétée par sa magnifique compagnie de danse.
L’homme use de la chorégraphie comme d’une glaise épaisse et rugueuse, Redha malaxe la substance, il laisse volontairement émerger les aspérités, une sorte de vocabulaire en reliefs. Il y a des ensembles merveilleux, des enchaînements de virtuose, la rigueur sophistiquée d'une danse brute, presque primitive, une danse à corps et à cris. -
Le Crime de l'Orpheline au Théâtre Le Ranelagh
Philippe Lelièvre porte bien son nom, il est un homme pressé. A la radio, à la télévision, au cinéma, il écrit, il anime, il joue, il dirige, il est un touche-à-tout intrépide et curieux. Et puis, il y a la scène, sûrement la source de ce renouvellement artistique dont cet artiste fait preuve. Pour Le Crime de l’Orpheline, Philippe Lelièvre est à la mise en scène, la pièce se joue dans la salle boisée du Théâtre le Ranelagh depuis le 1er avril, et - comme sa date l’indique - il s’agit d’une farce. -
L'Orchestre des Objets trouvés, jusqu'au 19 mars à L'Olympia
Il y a près de vingt ans, si vous n’avez pas découvert le décapant et formidable Stomp, si vous n’avez jamais assisté au spectacle si drôle, et, si inventif, des Poubelles Boys, je vous conseille vivement de réserver vos places pour l’Olympia afin d’assister au show de l’Orchestre des Objets Trouvés...Ils sont à l’Olympia et c'est jusqu’au samedi 19 mars.
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"Traces" à Bobino se prolonge jusqu'au 23 avril 2016
« Traces » : un des spectacles dont tout le monde parle. La phrase est accrocheuse : « consacré parmi les 10 meilleurs spectacles de 2011 par le TIME », et l’affiche est une réussite graphique. Bobino fait le plein. Le propos est sombre, une fin du monde est annoncée, les artistes se réfugient dans un abri de fortune, en l’occurrence la scène de Bobino pour y exprimer la vie, leur passé. L'envie est irrésistible celle de laisser une trace de leur passage.
Une succession de danses acrobatiques endiablées s’enchaîne sur la scène, jongleurs, équilibristes mais aussi trapézistes se défoulent dans un très intéressant mouvement poétique qui mêle la performance physique au dessin. -
« Traîne pas trop sous la pluie », Richard Bohringer au Théâtre de l’Atelier
Créé en 2010 au Théâtre de l’Européen à Paris, Traîne pas trop sous la pluie est aujourd’hui sur la scène du Théâtre de l’Atelier pour 30 représentations exceptionnelles. Foudroyé par la maladie alors qu’il jouait J’avais un beau ballon rouge avec sa fille Romane, Richard Bohringer est un rescapé. L’homme revient de loin, du fin fond des arrières salles des bistrots de la banlieue parisienne, des très obscurs faubourgs de Harlem et encore plus loin de sa vibrante et adorée Afrique. C’est tout cela qu’il nous raconte, avec ses mots. Seul en scène.
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Tartuffe, jusqu'au 25 mars - Ateliers Berthier
L’idée la plus fausse est bien celle de croire que « personne n’est irremplaçable » ! Le metteur en scène, Luc Bondy, qui fut aussi Directeur du Théâtre de l’Odéon, est une personnalité artistique dont l’absence ne pourra être comblée que par l’empreinte magistrale laissée par ses créations. Créé en 2014, Tartuffe avait remplacé Comme il vous plaira de Shakespeare que devait monter, un autre génie, Patrice Chéreau. Puis dans le corps bétonné des Ateliers Berthier, la reprise de Tartuffe a pris la place de la création d’Othello, entreprise trop ardue, Luc Bondy était bien trop malade pour s’y atteler.
Le 28 novembre dernier, Luc Bondy quittait ce monde sans pour autant éteindre la lumière de son talent.
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L'envers du décor au Théâtre de Paris
C’est un syndrome très français qui a la peau dure : quand un comédien ou une comédienne commence à plaire au public, les salles de spectacle et les médias en usent et en abusent. Il en est de même pour les auteurs. Florian Zeller est en tête de liste ces dernières années, sans compter ses pièces en tournée, l’auteur cumule les affiches à Paris avec Le mensonge au Théâtre Edouard VII, L’Autre au Poche-Montparnasse et L’Envers du décor au Théâtre de Paris. -
Places réservées : parce qu'il ne faut pas les rater !
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"La Dame Blanche" au Théâtre du Palais-Royal : les raisons du succès
« La Dame Blanche » fait un carton ! La salle du Théâtre du Palais-Royal est comble chaque soir et se partage un public différent, jeunes et moins jeunes retournent parfois même plusieurs fois assister au spectacle.
Enquête…
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Density 21.5, Carolyn Carlson
Un cadeau. A découvrir ICI sur Numeridanse.tv.
Créé en 1973 à l'Opéra Garnier, quelques extraits du somptueux Density 21.5, créé et interprété par Carolyn Carlson.
Récemment, ce solo a été merveilleusement bien interprété par Isida Micani (accompagné par Timon Nicolas à la flûte) au Théâtre national de Chaillot en février 2016.
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Triste soir à l'Opéra Garnier : Bel / Millepied / Robbins
La création de Jérôme Bel à l’Opéra Garnier s’intitule « Tombe » : déjà le titre engage à la rêverie et à la féérie...
Trente minutes de contemplation atterrante en trois tableaux : une caissière de supermarché est invitée par Grégory Gaillard à visiter le plateau de Garnier ; la belle Gisèle, Sandra Escudé, est unijambiste, tenue dans un fauteuil roulant, elle ne semble pas tout à fait prête à se relever de ses cendres pour rejoindre son Prince Sébastien Bertaud… ; enfin, sur vidéo, une femme très âgée – fragile figure, attentive, et fan de la première heure du Ballet – entame un pas de deux fantasmé avec son Prince, Benjamin Pech. -
"Duel, opus 2" au Théâtre du Palais-Royal, jusqu'au 15 avril 2016
« Les personnes qui ne donnent pas une seule chance à la musique de changer le monde sont celles qui n'aiment pas la musique ».
Ben Harper (L’Express 2003)Cette devise est en parfaite adéquation avec le spectacle "Duel, opus 2" proposé par le violoncelliste Laurent Cirade, et, le pianiste Paul Staïcu. Ces musiciens de formation classique ont décidé, d’un commun accord, même si au sein de « Duel, opus 2 » tout les oppose, de vivre leur art en toute liberté.
Arracher les étiquettes, décloisonner les genres, bousculer les codes, "Duel, opus 2" est une histoire de saltimbanques pas comme les autres...
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"Les Chatouilles, ou la danse de la colère" au Petit-Montparnasse
De cette histoire au Théâtre du Petit-Montparnasse, je n’écrirai rien, je ne dirai rien, je ne peux pas - ce n’est pas à moi de le faire. Andréa Bescond, l’auteur et l’interprète, est seule à pouvoir raconter « Les chatouilles ou la danse de la colère ». La représentation passe le temps d’un souffle. A l’inspiration, Andréa Bescond est un formidable clown transformiste ou une tragédienne bouleversante, puis à l’expiration, elle danse un ballet académique ou instinctif. Aucune technique n’échappe à la jeune artiste, elle semble avoir tout absorbé pour livrer un langage, du corps et de l’esprit, unique.
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"Libres sont les papillons" au Théâtre Rive-Gauche
La pièce de Broadway, Butterflies are free, de l'auteur américain Léonard Gershe récompensé en 1973 par un Writers Guild of America Award, semble vouloir prolonger son succès à Paris...Quentin (Julien Dereims) vit dans un studio du quartier de Barbès à Paris, il est musicien. Sa voisine, Julia (Anouchka Delon) est une comédienne en devenir. La mère de Quentin (Nathalie Roussel), écrivaine et bourgeoise de Neuilly, souhaite protéger son fils des femmes, de la vie...
C'est une tradition, les pièces dites "de boulevard" ornent les frontons des Théâtres Privés Parisiens, ceux du 9ème arrondissement mais aussi ceux de la rue de la Gaité ; c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’une pièce avec une mise en scène sans surprise, mais efficace, de Jean-Luc Moreau, et, avec une adaptation sans surprise aussi, mais aussi efficace, d’Eric Emmanuel Schmitt.
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"Qui a peur de Virginia Woolf ?" au Théâtre de l'Oeuvre
Martha est la fille du Président de l’Université, elle est mariée à George depuis plus de vingt ans, il est professeur d’histoire.
La soirée est déjà bien avancée, Martha invite un jeune couple insignifiant, Honey et Nick, rencontré quelques heures plus tôt. Martha et George entament une dispute d’une violence inouïe : reproches, mensonges et vérités se libèrent par l'effet de l'alcool ; Honey et Nick se révèlent aussi bien différents... -
"DUEL, opus 2" au Théâtre du Palais-Royal, dès le 5 février et jusqu'au 15 avril 2016
Raymond Devos disait : « Le rire est une chose sérieuse ! », le violoncelliste Laurent Cirade, et, le pianiste Paul Staïcu ne sauraient contredire la maxime du Maître de la dérision. Les intrépides virtuoses se sont libérés d’une technique, déjà éprouvée sur les bancs des conservatoires, orchestres prestigieux et en tant que soliste, pour créer « Duel ».En interprétations loufoques, délicates espiègleries, digressions délirantes, et intentions théâtrales, les musiciens débridés traversent un répertoire coloré : jazzy, rock, populaire ou classique ; toutes les musiques se confrontent, à la fois aux insolentes cordes du violoncelle, aux tendres touches du piano et autres instruments surprenants (scie, fil de pêche, didgeridoo,…).
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Madame Bovary au Théâtre de Poche-Montparnasse, à 19h du mardi au samedi et le dimanche à 17h30
Cette petite bourgeoisie de province et son ennui caractéristique, Gustave Flaubert en connaît bien les travers pour l’avoir vécu auprès de ses parents alors que son père était chirurgien à l’Hôpital de Rouen. Ce louable ennui a fait naître un des plus grands romans du XIXe siècle, « Madame Bovary », aujourd’hui adapté en version scénique au Poche-Montparnasse.Ce spectacle est un délice, doux et amer à la fois : un gâteau au chocolat sucré cerné d’amandes croquantes roulées dans du pur cacao, fourni de zestes d’oranges et de citrons… parfait pour cet hiver !
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Pégase et Icare, le Cirque Alexis Gruss jusqu'au 6 mars 2016, Porte de Passy Paris 16.
Au bord d’un des lacs du Bois de Boulogne, le plus pur des arts du spectacle s’exerce sur la scène circulaire d’Alexis Gruss.Nous sommes accueillis avec attention et gentillesse, les sourires clignotent, nous nous engouffrons dans la tiédeur du chapiteau comme dans un passage vers un ailleurs réconfortant. Les démonstrations équestres du spectacle précédent ont laissé un parfum d’écurie qui se mêle aux effluves des barbes à papas, pop-corn et autres plaisirs sucrés échappés des guinguettes colorées qui cernent l’entrée du public...
Le ciel de toile est orné d’armatures brillantes aux entrelacements savants, le ton est à la mythologie, Pégase et Icare promettent de se partager la vedette.
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Singin'in the rain au Théâtre du Châtelet jusqu'au 15 janvier 2016
C'était en mars 2015 au Châtelet et c'est à nouveau à l'affiche jusqu'au 15 janvier 2016 : attention chef-d'oeuvre !
Le magicien - Ma première fois c’était en 1993 au Grand Théâtre de Bordeaux pour Les Noces de Figaro. William Christie dirigeait la musique, et, Robert Carsen architecturait l’espace. Ce soir là, je découvrais qu’il était donc possible de faire traverser la lumière du jour jusqu’à la scène d’un théâtre ? Une autre dimension s’ouvrait… Ce fut un éblouissement, à tel point que mon regard sur les choses de l’éphémère changea définitivement.
Robert Carsen, le metteur en scène canadien, est capable de ça et de bien d’autres choses. Que ce soit pour Disneyland (Buffalo Bill’s Wild West Show), pour les plus grands opéras, le théâtre ou pour des scénographies d’expositions (L’Impressionnisme et la Mode, Musée d’Orsay 2012), Robert Carsen est un illusionniste.
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La Damnation de Faust d'Hector Berlioz à L'Opéra Bastille
Déjà, la soirée a mal commencé. Après l’avoir écouté plus que de raison, je pensais voir enfin Jonas Kaufmann lors de cette répétition générale de La Damnation de Faust à l’Opéra Bastille, or c’est le ténor Bryan Hymel qui est distribué ce soir-là. Tant pis pour mes amours déçus, l’opéra commence et s’empare de son public pour le projeter la veille d’un ultime voyage sur mars pendant que, le cosmologiste et physicien, Stephen Hawking promulgue ses recommandations philosophiques… Jusque-là tout va bien, la juxtaposition des univers est séduisante, la musique d’Hector Berlioz mérite grandement un ailleurs aussi lointain.
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"J'avais un beau ballon rouge " au Théâtre de l'Atelier
J’aurai bien aimé que Romane Bohringer soit mon amie. D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours eu cette drôle d’impression. Cela doit être un truc de fan, une sensation familière et un peu irrationnelle.
Ce soir-là, chacune à notre place, elle, sur scène, et moi, dans les rangs des spectateurs, nous avons rendez-vous au cœur de Montmartre, là où le fantôme de Charles Dullin hante encore les cintres, dans le très précieux Théâtre de l’Atelier.Pour la pièce « J’avais un beau ballon rouge », Romane Bohringer est aux côtés de son père Richard Bohringer, c’est une première fois. Troublant.
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"Norman sur scène" au Palace
Norman au Palace, c’était vendredi 13 novembre, rue du faubourg Montmartre. À la sortie du spectacle, encore ignorants des évènements mais affolés par la tension de la rue et des messages ahurissants reçus sur mon téléphone, nous nous sommes engouffrés dans le dernier métro de la soirée, préssés de retrouver nos proches. J’ai mis du temps à repenser à « cet avant ». Pourtant, voici un très joli souvenir de spectacle, il ne sera pas le dernier !Je lui avais promis. Cela faisait près d’un an que mon fils de 11 ans insistait pour aller voir le one-man-show de Norman. Prenant un air concerné, j’écoutais sa demande, je prenais soin de la ranger bien haut sur l’étagère « on verra plus tard ». Seulement, les garçons se sont acharnés : l’un a multiplié les succès, en province et à Paris, en comptabilisant plus de 200 000 spectateurs venus assister à son spectacle, et l’autre, attentif à la progression de son idole absolue, a recouvert toutes les surfaces visibles de l’appartement (porte, frigo, bureau,...) par des post-it : « penser places Norman », « Norman à Bobino », « Norman à la Cigale »… prose remplacée petit à petit par des « Norman avec des cœurs », puis par un « Merci Maman, je t’aime » subrepticement glissé sous l’oreiller. Impossible de me défiler.




