Philippe Lelièvre porte bien son nom, il est un homme pressé. A la radio, à la télévision, au cinéma, il écrit, il anime, il joue, il dirige, il est un touche-à-tout intrépide et curieux. Et puis, il y a la scène, sûrement la source de ce renouvellement artistique dont cet artiste fait preuve. Pour Le Crime de l’Orpheline, Philippe Lelièvre est à la mise en scène, la pièce se joue dans la salle boisée du Théâtre le Ranelagh depuis le 1er avril, et - comme sa date l’indique - il s’agit d’une farce.
ce qui est remarquable... un regard sur la culture pop - Page 8
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Le Crime de l'Orpheline au Théâtre Le Ranelagh
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L'Orchestre des Objets trouvés, jusqu'au 19 mars à L'Olympia
Il y a près de vingt ans, si vous n’avez pas découvert le décapant et formidable Stomp, si vous n’avez jamais assisté au spectacle si drôle, et, si inventif, des Poubelles Boys, je vous conseille vivement de réserver vos places pour l’Olympia afin d’assister au show de l’Orchestre des Objets Trouvés...Ils sont à l’Olympia et c'est jusqu’au samedi 19 mars.
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"Traces" à Bobino se prolonge jusqu'au 23 avril 2016
« Traces » : un des spectacles dont tout le monde parle. La phrase est accrocheuse : « consacré parmi les 10 meilleurs spectacles de 2011 par le TIME », et l’affiche est une réussite graphique. Bobino fait le plein. Le propos est sombre, une fin du monde est annoncée, les artistes se réfugient dans un abri de fortune, en l’occurrence la scène de Bobino pour y exprimer la vie, leur passé. L'envie est irrésistible celle de laisser une trace de leur passage.
Une succession de danses acrobatiques endiablées s’enchaîne sur la scène, jongleurs, équilibristes mais aussi trapézistes se défoulent dans un très intéressant mouvement poétique qui mêle la performance physique au dessin. -
« Traîne pas trop sous la pluie », Richard Bohringer au Théâtre de l’Atelier
Créé en 2010 au Théâtre de l’Européen à Paris, Traîne pas trop sous la pluie est aujourd’hui sur la scène du Théâtre de l’Atelier pour 30 représentations exceptionnelles. Foudroyé par la maladie alors qu’il jouait J’avais un beau ballon rouge avec sa fille Romane, Richard Bohringer est un rescapé. L’homme revient de loin, du fin fond des arrières salles des bistrots de la banlieue parisienne, des très obscurs faubourgs de Harlem et encore plus loin de sa vibrante et adorée Afrique. C’est tout cela qu’il nous raconte, avec ses mots. Seul en scène.
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Tartuffe, jusqu'au 25 mars - Ateliers Berthier
L’idée la plus fausse est bien celle de croire que « personne n’est irremplaçable » ! Le metteur en scène, Luc Bondy, qui fut aussi Directeur du Théâtre de l’Odéon, est une personnalité artistique dont l’absence ne pourra être comblée que par l’empreinte magistrale laissée par ses créations. Créé en 2014, Tartuffe avait remplacé Comme il vous plaira de Shakespeare que devait monter, un autre génie, Patrice Chéreau. Puis dans le corps bétonné des Ateliers Berthier, la reprise de Tartuffe a pris la place de la création d’Othello, entreprise trop ardue, Luc Bondy était bien trop malade pour s’y atteler.
Le 28 novembre dernier, Luc Bondy quittait ce monde sans pour autant éteindre la lumière de son talent.
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L'envers du décor au Théâtre de Paris
C’est un syndrome très français qui a la peau dure : quand un comédien ou une comédienne commence à plaire au public, les salles de spectacle et les médias en usent et en abusent. Il en est de même pour les auteurs. Florian Zeller est en tête de liste ces dernières années, sans compter ses pièces en tournée, l’auteur cumule les affiches à Paris avec Le mensonge au Théâtre Edouard VII, L’Autre au Poche-Montparnasse et L’Envers du décor au Théâtre de Paris. -
Places réservées : parce qu'il ne faut pas les rater !
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"La Dame Blanche" au Théâtre du Palais-Royal : les raisons du succès
« La Dame Blanche » fait un carton ! La salle du Théâtre du Palais-Royal est comble chaque soir et se partage un public différent, jeunes et moins jeunes retournent parfois même plusieurs fois assister au spectacle.
Enquête…
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Density 21.5, Carolyn Carlson
Un cadeau. A découvrir ICI sur Numeridanse.tv.
Créé en 1973 à l'Opéra Garnier, quelques extraits du somptueux Density 21.5, créé et interprété par Carolyn Carlson.
Récemment, ce solo a été merveilleusement bien interprété par Isida Micani (accompagné par Timon Nicolas à la flûte) au Théâtre national de Chaillot en février 2016.
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Triste soir à l'Opéra Garnier : Bel / Millepied / Robbins
La création de Jérôme Bel à l’Opéra Garnier s’intitule « Tombe » : déjà le titre engage à la rêverie et à la féérie...
Trente minutes de contemplation atterrante en trois tableaux : une caissière de supermarché est invitée par Grégory Gaillard à visiter le plateau de Garnier ; la belle Gisèle, Sandra Escudé, est unijambiste, tenue dans un fauteuil roulant, elle ne semble pas tout à fait prête à se relever de ses cendres pour rejoindre son Prince Sébastien Bertaud… ; enfin, sur vidéo, une femme très âgée – fragile figure, attentive, et fan de la première heure du Ballet – entame un pas de deux fantasmé avec son Prince, Benjamin Pech. -
"Duel, opus 2" au Théâtre du Palais-Royal, jusqu'au 15 avril 2016
« Les personnes qui ne donnent pas une seule chance à la musique de changer le monde sont celles qui n'aiment pas la musique ».
Ben Harper (L’Express 2003)Cette devise est en parfaite adéquation avec le spectacle "Duel, opus 2" proposé par le violoncelliste Laurent Cirade, et, le pianiste Paul Staïcu. Ces musiciens de formation classique ont décidé, d’un commun accord, même si au sein de « Duel, opus 2 » tout les oppose, de vivre leur art en toute liberté.
Arracher les étiquettes, décloisonner les genres, bousculer les codes, "Duel, opus 2" est une histoire de saltimbanques pas comme les autres...
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Les lauréates du Paris des Femmes
Le Paris des femmes (4ème édition) est né de l'initiative de 3 personnalités du monde de la culture ayant pour point commun un rapport intime à la littérature et à l'écriture : Michèle Fitoussi, Véronique Omi et Anne Rotenberg.
Durant trois jours, le Théâtre des Mathurins a mis en avant la création théâtrale au féminin, avec neuf auteurs contemporaines. Au programme cette année, trois pièces courtes par soir, d'une durée de 30 minutes chacune, et aussi, des rencontres avec les auteures, des débats et conférences.
Les prix de l’édition 2016 du Paris des Femmes - qui a eu lieu les 8, 9 et 10 janvier dernier - ont été décernés.
Voici la liste des lauréats :
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"Les Chatouilles, ou la danse de la colère" au Petit-Montparnasse
De cette histoire au Théâtre du Petit-Montparnasse, je n’écrirai rien, je ne dirai rien, je ne peux pas - ce n’est pas à moi de le faire. Andréa Bescond, l’auteur et l’interprète, est seule à pouvoir raconter « Les chatouilles ou la danse de la colère ». La représentation passe le temps d’un souffle. A l’inspiration, Andréa Bescond est un formidable clown transformiste ou une tragédienne bouleversante, puis à l’expiration, elle danse un ballet académique ou instinctif. Aucune technique n’échappe à la jeune artiste, elle semble avoir tout absorbé pour livrer un langage, du corps et de l’esprit, unique.
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"Libres sont les papillons" au Théâtre Rive-Gauche
La pièce de Broadway, Butterflies are free, de l'auteur américain Léonard Gershe récompensé en 1973 par un Writers Guild of America Award, semble vouloir prolonger son succès à Paris...Quentin (Julien Dereims) vit dans un studio du quartier de Barbès à Paris, il est musicien. Sa voisine, Julia (Anouchka Delon) est une comédienne en devenir. La mère de Quentin (Nathalie Roussel), écrivaine et bourgeoise de Neuilly, souhaite protéger son fils des femmes, de la vie...
C'est une tradition, les pièces dites "de boulevard" ornent les frontons des Théâtres Privés Parisiens, ceux du 9ème arrondissement mais aussi ceux de la rue de la Gaité ; c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’une pièce avec une mise en scène sans surprise, mais efficace, de Jean-Luc Moreau, et, avec une adaptation sans surprise aussi, mais aussi efficace, d’Eric Emmanuel Schmitt.
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À partir du 16 avril 2016, à la Grande Halle de la Villette : l'exposition James Bond 007, 50 ans de style Bond
À partir du 16 avril la Grande Halle de la Villette accueille James Bond 007, l'exposition, 50 ans de style Bond réunissant plus de 500 objets originaux permettant une immersion dans l'univers esthétique de l'espion le plus célèbre du monde. Aston Martin, costumes, gadgets, croquis, photos de tournages, et des pièces exclusives issues du tournage de Spectre notamment le costume de James Bond lors de la séquence d'ouverture "Dia de Muertos" à Mexico, le "Smart Blood Engine" tout droit sorti du département Q, la tenue que porte Oberhauser dans son repère au Maroc et l'anneau de Spectre !
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"Qui a peur de Virginia Woolf ?" au Théâtre de l'Oeuvre
Martha est la fille du Président de l’Université, elle est mariée à George depuis plus de vingt ans, il est professeur d’histoire.
La soirée est déjà bien avancée, Martha invite un jeune couple insignifiant, Honey et Nick, rencontré quelques heures plus tôt. Martha et George entament une dispute d’une violence inouïe : reproches, mensonges et vérités se libèrent par l'effet de l'alcool ; Honey et Nick se révèlent aussi bien différents... -
WE ARE BOWIE par le photographe Guillaume Bounaud
Nous sommes tous Bowie, depuis ce lundi 11 janvier 2016, un peu perdus, presque orphelins.
En 1983, j'écoutais "Let's dance" sur mon walk-man. Lors de petites vacances chez mon oncle à côté de Biarritz, j'ai fouillé dans ses disques et j'ai découvert l'album "Rare" (1982. RCA). Je l'ai gardé avec moi, tout contre moi, et j'ai usé les sillons du somptueux "Amsterdam" (Brel/Shuman) en me demandant comment était-il possible qu'un chanteur anglais puisse avoir l'audace de se frotter à Brel ?
Une douzaine d'années plus tard, il y a eu des concerts mais surtout ce show-case à l'amphithéâtre de l'Opéra Bastille, nous étions peut-être 200, une ambiance plutôt intime : 30 minutes de concert, pas une de plus, si proche, c'était dingue ! En fait, je crois que je n'ai rien écouté, trop préoccupée à renifler sa présence...Ces derniers jours, les témoignages des fans de Bowie parcourent la toile, les images, nos lectures et les ondes. Et puis, il y a des histoires d'amour aussi, des vrais, des histoires pour lesquelles les fans ont investi une partie de leur vie et leur talent. WE ARE BOWIE, la réalisation photographique de Guillaume Bounaud, est de cette trempe.
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"DUEL, opus 2" au Théâtre du Palais-Royal, dès le 5 février et jusqu'au 15 avril 2016
Raymond Devos disait : « Le rire est une chose sérieuse ! », le violoncelliste Laurent Cirade, et, le pianiste Paul Staïcu ne sauraient contredire la maxime du Maître de la dérision. Les intrépides virtuoses se sont libérés d’une technique, déjà éprouvée sur les bancs des conservatoires, orchestres prestigieux et en tant que soliste, pour créer « Duel ».En interprétations loufoques, délicates espiègleries, digressions délirantes, et intentions théâtrales, les musiciens débridés traversent un répertoire coloré : jazzy, rock, populaire ou classique ; toutes les musiques se confrontent, à la fois aux insolentes cordes du violoncelle, aux tendres touches du piano et autres instruments surprenants (scie, fil de pêche, didgeridoo,…).
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Madame Bovary au Théâtre de Poche-Montparnasse, à 19h du mardi au samedi et le dimanche à 17h30
Cette petite bourgeoisie de province et son ennui caractéristique, Gustave Flaubert en connaît bien les travers pour l’avoir vécu auprès de ses parents alors que son père était chirurgien à l’Hôpital de Rouen. Ce louable ennui a fait naître un des plus grands romans du XIXe siècle, « Madame Bovary », aujourd’hui adapté en version scénique au Poche-Montparnasse.Ce spectacle est un délice, doux et amer à la fois : un gâteau au chocolat sucré cerné d’amandes croquantes roulées dans du pur cacao, fourni de zestes d’oranges et de citrons… parfait pour cet hiver !
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Pégase et Icare, le Cirque Alexis Gruss jusqu'au 6 mars 2016, Porte de Passy Paris 16.
Au bord d’un des lacs du Bois de Boulogne, le plus pur des arts du spectacle s’exerce sur la scène circulaire d’Alexis Gruss.Nous sommes accueillis avec attention et gentillesse, les sourires clignotent, nous nous engouffrons dans la tiédeur du chapiteau comme dans un passage vers un ailleurs réconfortant. Les démonstrations équestres du spectacle précédent ont laissé un parfum d’écurie qui se mêle aux effluves des barbes à papas, pop-corn et autres plaisirs sucrés échappés des guinguettes colorées qui cernent l’entrée du public...
Le ciel de toile est orné d’armatures brillantes aux entrelacements savants, le ton est à la mythologie, Pégase et Icare promettent de se partager la vedette.
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Singin'in the rain au Théâtre du Châtelet jusqu'au 15 janvier 2016
C'était en mars 2015 au Châtelet et c'est à nouveau à l'affiche jusqu'au 15 janvier 2016 : attention chef-d'oeuvre !
Le magicien - Ma première fois c’était en 1993 au Grand Théâtre de Bordeaux pour Les Noces de Figaro. William Christie dirigeait la musique, et, Robert Carsen architecturait l’espace. Ce soir là, je découvrais qu’il était donc possible de faire traverser la lumière du jour jusqu’à la scène d’un théâtre ? Une autre dimension s’ouvrait… Ce fut un éblouissement, à tel point que mon regard sur les choses de l’éphémère changea définitivement.
Robert Carsen, le metteur en scène canadien, est capable de ça et de bien d’autres choses. Que ce soit pour Disneyland (Buffalo Bill’s Wild West Show), pour les plus grands opéras, le théâtre ou pour des scénographies d’expositions (L’Impressionnisme et la Mode, Musée d’Orsay 2012), Robert Carsen est un illusionniste.
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La Damnation de Faust d'Hector Berlioz à L'Opéra Bastille
Déjà, la soirée a mal commencé. Après l’avoir écouté plus que de raison, je pensais voir enfin Jonas Kaufmann lors de cette répétition générale de La Damnation de Faust à l’Opéra Bastille, or c’est le ténor Bryan Hymel qui est distribué ce soir-là. Tant pis pour mes amours déçus, l’opéra commence et s’empare de son public pour le projeter la veille d’un ultime voyage sur mars pendant que, le cosmologiste et physicien, Stephen Hawking promulgue ses recommandations philosophiques… Jusque-là tout va bien, la juxtaposition des univers est séduisante, la musique d’Hector Berlioz mérite grandement un ailleurs aussi lointain.
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"J'avais un beau ballon rouge " au Théâtre de l'Atelier
J’aurai bien aimé que Romane Bohringer soit mon amie. D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours eu cette drôle d’impression. Cela doit être un truc de fan, une sensation familière et un peu irrationnelle.
Ce soir-là, chacune à notre place, elle, sur scène, et moi, dans les rangs des spectateurs, nous avons rendez-vous au cœur de Montmartre, là où le fantôme de Charles Dullin hante encore les cintres, dans le très précieux Théâtre de l’Atelier.Pour la pièce « J’avais un beau ballon rouge », Romane Bohringer est aux côtés de son père Richard Bohringer, c’est une première fois. Troublant.
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"Norman sur scène" au Palace
Norman au Palace, c’était vendredi 13 novembre, rue du faubourg Montmartre. À la sortie du spectacle, encore ignorants des évènements mais affolés par la tension de la rue et des messages ahurissants reçus sur mon téléphone, nous nous sommes engouffrés dans le dernier métro de la soirée, préssés de retrouver nos proches. J’ai mis du temps à repenser à « cet avant ». Pourtant, voici un très joli souvenir de spectacle, il ne sera pas le dernier !Je lui avais promis. Cela faisait près d’un an que mon fils de 11 ans insistait pour aller voir le one-man-show de Norman. Prenant un air concerné, j’écoutais sa demande, je prenais soin de la ranger bien haut sur l’étagère « on verra plus tard ». Seulement, les garçons se sont acharnés : l’un a multiplié les succès, en province et à Paris, en comptabilisant plus de 200 000 spectateurs venus assister à son spectacle, et l’autre, attentif à la progression de son idole absolue, a recouvert toutes les surfaces visibles de l’appartement (porte, frigo, bureau,...) par des post-it : « penser places Norman », « Norman à Bobino », « Norman à la Cigale »… prose remplacée petit à petit par des « Norman avec des cœurs », puis par un « Merci Maman, je t’aime » subrepticement glissé sous l’oreiller. Impossible de me défiler.
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« Résiste » au Palais des Sports, la comédie musicale de France Gall et Bruck Dawit

En réponse à l’envie -irrésistible- de France Gall, l’habileté musicale de Bruck Dawit, et sous la houlette du producteur Thierry Suc, la comédie musicale «Résiste» illustre quelques compositions choisies de Michel Berger au Palais des Sports.
Rallongé à grandes cuillerées d’eau de rose, le propos n’a pas grande importance : deux filles et leur père tiennent une boîte de nuit le Lola’s (impossible de ne pas penser au bar de Starmania), il y a des gentils et mauvais garçons (Ziggy ?), des péripéties peu palpitantes, une jeunesse qui se cherche (encore), et en filigrane une grand-mère (France Gall) qui raconte une histoire à sa petite fille… L’intérêt n’est pas là, même si pour tenir ce livret Laurent Hennequin (le père) fait preuve d’un charisme et d’un jeu tout à fait digne des scènes des meilleurs Théâtres. Le mérite de «Résiste» est surtout d’avoir évité les travers du biopic, un exercice souvent casse-gueule qui la plupart du temps égratigne l’image d’un artiste. Pour cette fois, l’intelligence est d’avoir confié les compositions de Michel Berger à de très jeunes chanteurs et danseurs. L’effet est saisissant !
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Au Théâtre (de la Madeleine) comme au cinéma : tout est possible. Pour cette fois, Le Roi Lear est à Hollywood...

Les 2 h 45 sont passées à la vitesse de l’éclair ! C’est le pari, un peu gonflé, remporté par le metteur en scène Jean-Luc Revol au Théâtre de la Madeleine pour cette adaptation du Roi Lear.
Dans un écrin Hollywoodien, à la veille de la crise de 1929, le monde est en train de changer : une nouvelle fois le chef-d’œuvre de William Shakespeare s’adapte à tous, à toutes les circonstances et à toutes les époques.
Sur le ton de la farce, la pièce démarre sur les chapeaux de roues, les tirades célèbres sont parfois un peu escamotées mais Shakespeare n'en prend pas ombrage. L’esthétisme des années trente par ses costumes élégants renforce l’atmosphère « fin de règne » et l’éclat hypnotisant des personnages démoniaques qui glissent inévitablement vers d’obscurs abysses.
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Cats d'Andrew Lloyd Webber, au Théâtre Mogador

Pour un bon nombre de comédies musicales, les chorégraphies sont décoratives, elles s’esquissent très simplement, en ensembles ou duos, afin de laisser les chanteurs et comédiens s'exprimer (Chorus Line). Pour d’autres c’est l’inverse, la danse est privilégiée et les premiers rôles sont aussi essentiellement chantés (West side story). Et puis, il y a des comédies musicales très exigeantes qui imposent aux artistes d’être à la fois d’excellents chanteurs et d’excellents danseurs (Un Américain à Paris). La comédie musicale Cats d’Andrew Lloyd Webber est de ce registre.
CATS est une œuvre à part entière, chorégraphique, musicale mais aussi picturale, de nombreux coups de griffes sont nécessaires pour faire naître la Jellicle-shère (Félinosphère pour les initiés).
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Picasso.mania au Grand Palais jusqu’au 29 février 2016 : l'inspiration suprême !
Le nom de Pablo Picasso est entré dans le vocabulaire pour désigner communément un génie. Génial, il l’a été, et génial, il continue de l’être. L’inspiration du Maître est contagieuse, du cubisme au pop art jusqu’au cinéma, les courants et les disciplines artistiques se sont imprégnés de l'oeuvre entière de Pablo Picasso.
A son époque, en très habile metteur en scène de sa propre vie, le fascinant Artiste a tissé la trame culturelle du XXième siècle par son œuvre, mais aussi par ses idéaux politiques et sa recherche intellectuelle autant que par sa vie sentimentale et familiale. Millionnaire fantasque et artiste sincère, l'œuvre entière de Pablo Picasso l’a propulsé au rang de star multimédia bien avant l’heure.
Au Grand-Palais, l’exposition Picasso.mania témoigne de cet héritage inépuisable. L’insoumission constante, la créativité hors la toile, tout cela vibre dans le puissant portrait de Pei-Ming Yan (2009), c'est un Picasso vivant, un « homme concept », l'homme compte autant que son oeuvre, un talent extraordinaire hors frontières, hors matières, hors temps, qui s'étire jusqu’aux créations des vidéastes d'aujourd'hui (Tate Liverpool, Rineke Dijkstra 2009)... -
L'infaillible beauté du mouvement dessiné par Angelin Preljocaj dans «Retour à Berratham » au Théâtre National de Chaillot
Cette année, la création d’Angelin Preljocaj «Retour à Berratham» a été présentée dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes du Festival d'Avignon. À son tour, le Théâtre National de Chaillot invite, jusqu’au 23 octobre, l‘œuvre tripartite du chorégraphe Angelin Preljocaj, de l’écrivain Laurent Mauvignier et du plasticien Adel Abdessemed.« L’histoire débute là où une pièce de guerre se terminerait », écrit Laurent Mauvignier. Aux yeux d’Angelin Preljocaj, il s’agit surtout d’une quête, celle de ce jeune homme qui revient à Berratham à la recherche de celle qu’il aime, Katja. Il ne reconnaît plus rien. Et en cherchant Katja, il se retourne sur son enfance, son passé.
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LIGHT BIRD de Luc Petton, en tournée (après sa création au Théâtre National de Chaillot), les 2 et 3 octobre à la Maison de la Culture d'Amiens... à suivre
"...Luc Petton est en Maître, il sait regarder les vides et écouter les silences, les préceptes des Arts martiaux ne le quittent pas lorsqu’il accueille avec respect les grues de Mandchourie, adversaires et partenaires de combat. L’instant est intense, unique. Les oiseaux et les Hommes sont soumis aux dimensions de l’imprévisible, la communication entre les deux s’établie, ou pas, seule la rencontre compte..."
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