En un élan, le public se soulève, les gradins de Chaillot grondent, des cris, bravos et hourras, s’ajoutent aux applaudissements. Enfin ! Enfin ! Du neuf !
Comme son titre l’évoque, il est question de planète, la Terre et les matières minérales qui la composent, palpables, le quartz, l’argile ou le calcaire. Les entrailles de cette Terre dont nous nous extirpons pour naître, et dans laquelle on nous enterre ou bien on y mêle nos cendres pour disparaître. Une terre sombre et brillante, douce et rugueuse, créatrice et destructrice, inspirante et expirante. L’esthétique créatif du plasticien Kohei Nawa et la puissante chorégraphie de Damien Jalet se fondent en un seul et même désir. Énergique, radical, il est question de spectacle véritable comme on en voit peu. La formidable musique de Tim Hecker, électronique et humaine, infuse un liant qui va de soi entre visible et invisible. Les corps se tordent, se plient, chahutés par les caprices du temps celui du ciel ou des horloges.

C'est un texte mythique. Créée en février 1987, au Théâtre des Amandiers dans une mise en scène de Patrice Chéreau, avec Laurent Mallet et Isaach de Bankolé, la pièce
Oum Kalthoum, Warda al-Djazaïria, Asmahan, Fayrouz, Laila Mourad, Samia Gamal, Souad Hosni, Sabah et Dalida, entre autres, ont laissé une empreinte artistique impressionnante au cours du 20èmesiècle dans les domaines de la chanson, de la photographie, de la danse, de la mode jusqu’au cinéma, mais pas uniquement. Parce que l’époque le voulait et parce qu’elles avaient une indépendance d’esprit et des tempéraments hors du commun, ces femmes extraordinaires ont repoussé les murs des sociétés patriarcales, devenant des marqueurs historiques forts dans l’évolution politique et sociale des pays du monde arabe.
























Monter sur scène est une sorte de défiance